Transports parisiens : mieux accueillir les voyageurs handicapés mentaux

La RATP a signé une convention avec l'Union régionale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et leurs amis (Urapei) d'Ile-de-France pour former ses agents à l'accueil des personnes handicapées mentales.

Tous les jours, Renaud prend le bus puis le métro pour se rendre à son travail situé dans le 6ème arrondissement de Paris. Un trajet d'une trentaine de minutes qui ne lui pose pas de difficultés. Même s'il souffre d'un handicap mental, Renaud est autonome dans les transports en commun. "Tous les jours, je prends le métro. Ça fait une dizaine de stations. Parfois le métro, c'est stressant, les gens qui ne connaissent pas le handicap mental peuvent avoir peur", explique-t-il.

La plupart du temps, les personnes handicapées mentales autonomes n'ont aucun problème pour circuler dans les transports en commun car elles connaissent bien leur trajet. C'est en cas de perturbation qu'elles peuvent se sentir désorientées. Pour les aider à se repérer, et à savoir où demander de l'aide, la RATP a créé un pictogramme représentant un visage bleu et blanc. Il est apposé sur les guichets d'information lorsque les agents ont reçu une formation spécifique.

"Les agents de station doivent rassurer et accompagner les personnes en situation de handicap mental. Cela se traduit concrètement dans leur façon de les aborder, de leur parler et de leur donner les informations. Si besoin, ils peuvent aussi les accompagner dans les différents espaces", indique Emmanuel Buge, charge d'affaires à la mission accessibilité de la RATP.

Pour le moment, seule la ligne 10 du métro ainsi que les lignes A et B du RER sont labélisées pour l'accueil des personnes handicapées mentales. D'ici trois ans, toutes les lignes du réseau RATP seront concernées.