Les Etats-Unis attaquent Uber pour surfacturation abusive des trajets de personnes handicapées

Des passagers en situation de handicap se retrouvent parfois victimes d'une pénalité qui s'applique aux clients qui ne montent pas assez vite à bord.

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Un homme pousse sa mère en fauteuil roulant, le 19 mai 2020, à Miami (Floride). (CHANDAN KHANNA / AFP)

Uber coupable de discrimination ? Le ministère américain de la Justice a assigné la plateforme de VTC, mercredi 10 novembre, devant un tribunal fédéral de Californie, lui reprochant de ne pas avoir adapté son service aux personnes en situation de handicap. Ces dernières paient parfois plus cher leurs courses, faute de pouvoir monter suffisamment vite en voiture.

Depuis 2016, Uber a mis en place une pénalité financière imposée au client lorsque le chauffeur attend plus de deux minutes au point de rendez-vous fixé à l'avance (5 minutes pour les clients Uber Black ou SUV). Or "beaucoup de passagers à mobilité réduite ont besoin de plus de deux minutes pour monter ou charger un véhicule, pour plusieurs raisons", fait valoir le ministère public. Les autorités mentionnent fauteuils roulants et déambulateurs, "qui doivent être pliés et rangés dans le véhicule".

Uber annonce un changement de pratique

Selon les éléments cités par le ministère public, Uber a, au cas par cas, remboursé des clients en situation de handicap qui avaient dû payer plus cher leur course, mais la plateforme a parfois aussi refusé de prendre en compte des demandes sur cette base. Les chauffeurs ne peuvent pas changer les paramètres de la course et éviter que les clients à mobilité réduite soient pénalisés.

Uber affirme avoir procédé à un changement "la semaine dernière" dans ce domaine. "Désormais, les frais de dépassement (de temps d'embarquement) seront supprimés pour tout passager qui certifiera être en situation de handicap", a indiqué le groupe.

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