Strasbourg interdit le tabac dans les parcs et les jardins

La capitale alsacienne est la première grande ville de France à élargir l'interdiction de fumer dans les aires de jeu aux parcs et jardins.

Des panneaux ont été installés aux abords des parcs et jardins de Strasbourg (Bas-Rhin) afin de faire appliquer l\'interdiction de fumer, le 30 juin 2018.
Des panneaux ont été installés aux abords des parcs et jardins de Strasbourg (Bas-Rhin) afin de faire appliquer l'interdiction de fumer, le 30 juin 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

La pancarte blanche et verte est discrète mais le message est clair : les grands parcs de Strasbourg (Bas-Rhin) sont, à compter du dimanche 1er juillet, des "parcs sans tabac". La capitale alsacienne a voulu montrer l'exemple, en devenant la première grande ville française à élargir à ses parcs et jardins publics l'interdiction, déjà existante au niveau national, de fumer dans les aires de jeux.

>> Tabac : Strasbourg souhaite l'interdire dans tous ses parcs

La mise en œuvre de la mesure, votée lundi par le conseil municipal, reste discrète. Seules quelques entrées de parcs sont déjà équipées de panneaux, les autres le seront progressivement au cours de l'été. D'après la municipalité de Strasbourg, quand on ne fume pas dans les parcs, on fume moins tout court. En France, le taux de fumeurs a diminué mais reste de 27%.

Une application progressive du plan dans les espaces verts

Petit et difficile à ramasser, le mégot, déchet omniprésent dans les villes, peut polluer jusqu'à 500 litres d'eau potable, alerte la mairie de Strasbourg. Il met aussi 12 ans à se décomposer et contient plus de 7 000 composants toxiques, dont des perturbateurs endocriniens et certains cancérigènes.

Élaborée avec la Ligue contre le cancer, la mesure "parcs sans tabac" va être appliquée progressivement : d'abord aux six grands parcs de la ville, puis généralisée à tous les espaces verts publics. Pas question de faire directement des remontrances. La municipalité compte d'abord faire preuve de pédagogie et de dialogue avec le recrutement de "médiateurs santé-tabac" pour aller à la rencontre des fumeurs et faire passer le message en douceur.

Si cela ne suffit pas, des amendes de 68 euros pourraient commencer à tomber en 2019. Jeter un mégot est déjà passible d'une telle amende.