Médecine : les consultations à distance pourront être remboursées par la Sécu à partir de samedi

Les patients pourront consulter leur médecin par visoconférence et seront remborsés de la même façon que pour les rendez-vous en chair et en os.

Une médecin du CHU de Montpellier (Hérault) examine les plaies d\'un patient, en téléconsultation, le 5 septembre 2016.
Une médecin du CHU de Montpellier (Hérault) examine les plaies d'un patient, en téléconsultation, le 5 septembre 2016. (MAXPPP)

Allez chez le médecin, sans vous déplacer. Les médecins pourront à partir de samedi proposer à leurs patients des consultations à distance, par visioconférence. Elles seront remboursées par la Sécurité sociale comme des consultations classiques. "Tout médecin (pourra) recourir à la téléconsultation (...) pour tout patient (...) dès le 15 septembre", rappelle la Caisse nationale d'assurance maladie, dans un communiqué diffusé mercredi 12 septembre.

Même tarif, même remboursement

En pratique, il sera possible de consulter un médecin depuis son domicile, via un ordinateur ou une tablette équipée d'une caméra. Pour cela le praticien enverra à son patient "un lien l'invitant à se connecter sur un site ou une application sécurisés". Les malades qui le souhaitent pourront "se faire assister par un professionnel de santé, comme par exemple un pharmacien ou un infirmier". La téléconsultation pourra aussi se dérouler depuis le cabinet d'un médecin libéral, un hôpital ou encore un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). "Dans tous les cas, c'est le médecin (...) qui décide des conditions dans lesquelles doit se réaliser cette consultation à distance", souligne la Cnam.

Cet acte sera facturé "au même tarif" qu'une consultation classique, dont le montant varie de 23 à 58,50 euros selon la spécialité (hors dépassements d'honoraires), pris en charge par la Sécu à hauteur de 70% et par les complémentaires santé pour les 30% restants. Le remboursement ne s'appliquera pas en revanche aux téléconsultations proposées par des entreprises privées qui salarient des médecins français - parfois basés à l'étranger - et dont les services sont commercialisés par certains assureurs et mutuelles.