Médecine : la carte des inégalités

En France, les médecins généralistes manquent dans les zones rurales, mais qu'en est-il des médecins spécialistes ? 

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Si la France manque de généralistes, notamment dans certaines zones rurales, c'est l'inverse pour les spécialistes. "Toutes les professions n'évoluent pas de la même façon, mais au bilan il y a effectivement de plus en plus de spécialistes en France", tempère Jean-Christophe Batteria, sur le plateau de France 3. "Ils étaient 105 764 exactement en 2010, aujourd'hui ils sont plus de 110 000, une augmentation donc de 4%", poursuit le journaliste. Pour les chirurgiens, "l'augmentation en huit ans est de 8% entre 2010 et 2018"

Plus de femmes que d'hommes

De plus, chez les spécialistes également, la profession se féminise. "Chez les anciens, les plus de 60 ans, il n'y avait que 20% de femmes", précise le journaliste. Chez les moins de 40 ans, en revanche, la part des femmes est de 46%. "Si l'on regarde la base de la pyramide des âges, chez les jeunes diplômés, la bascule est faite, il y a désormais plus de femmes spécialistes que d'hommes", détaille le journaliste. Certaines spécialités ont malgré tout plus de difficultés que d'autres, "c'est le cas des médecins psychiatres qui sont de moins en moins nombreux et mal répartis sur le territoire". De même, les ophtalmologistes ont en moyenne 54 ans. Une situation encore plus visible chez les dermatologues, qui ont 55 ans d'âge moyen, personne pour les remplacer à la retraite et sont mal répartis. 

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Le médecin Raphaël Pitti à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 19 février 2014.
Le médecin Raphaël Pitti à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 19 février 2014. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)