Maison de santé : des médecins retraités reprennent des consultations

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Des médecins retraités reprennent du service pour lutter contre les déserts médicaux, comme dans le Tarn.
Maison de santé : des médecins retraités reprennent des consultations Des médecins retraités reprennent du service pour lutter contre les déserts médicaux, comme dans le Tarn. (France 2)
Article rédigé par France 2 - I.Delion, F.Guinle, N.Trau
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Les déserts médicaux sont toujours en discussion à l’Assemblée nationale. 6 millions de Français n’ont pas de médecin traitant. Par endroits, des médecins retraités reprennent du service, comme à Albi dans le Tarn.

Trouver un médecin traitant à Albi (Tarn) est parfois un défi. Et se faire soigner, un parcours du combattant. "Ma fille n’a pas vu de médecin depuis sept ans, parce qu’il n’y a pas de médecin. Et du coup quand elle a un souci, on va aux urgences", raconte une femme. D’où le succès de ce nouveau centre de consultations, tenu par des médecins retraités. Comme le docteur Franck, 69 ans, qui part en consultation. Tandis que dans la pièce à côté, deux autres praticiens de 70 et 74 ans organisent leur planning. 

Pas suffisant pour désengorger les urgences de l'hôpital voisin

Ils seront 13 à se relayer, à raison de deux demi-journées par semaine.  "On a pris conscience qu’il y avait un problème de démographie médicale, et donc on est prêts à rendre service à la population", déclare le Dr Yves Carcaillet, président de l’association des médecins retraités d’Albi. Tout est parti d’une alerte de la mairie. 5 000 Albigeois n’ont pas de médecin traitant, et un tiers des médecins de la ville va partir à la retraite dans les deux ans à venir.  

Pour que ces retraités puissent exercer, une structure unique en France est mise en place. Le local est payé par la mairie, les secrétaires médicales salariées de l’hôpital, et l’Agence régionale de santé complète le financement. Les médecins reçoivent 50 euros de l’heure de l’association qui gère la structure. Ils ne sont en aucun cas concurrents des autres généralistes, qu’il a fallu rassurer. Si ce nouveau centre rend service, il ne suffira pas cependant à désengorger les urgences de l’hôpital voisin.  

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