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Controversée, la pilule de 3e génération sera déremboursée en 2013

Jugée pas assez efficace et parfois dangereuse, elle sera déremboursée à compter du 30 septembre 2013. 

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La pilule est la principale méthode de contraception en France, mais son usage a légèrement diminué depuis les années 2000, selon une étude réalisée en 2010. (SIERAKOWSKI / ISOPIX / SIPA   )

SANTE - Elles ont pour nom Varnoline, Mercilon, Méliane, Mélodia, Moneva, Carlin ou Effiprev. Les pilules de troisième génération étaient sur la sellette, elles ne seront finalement plus remboursées l'année prochaine. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé mercredi 19 septembre la fin du remboursement par la Sécu des pilules contraceptives dites de troisième génération, mais ce déremboursement ne prendra effet qu'à compter du 30 septembre 2013. 

Pourquoi ce déremboursement ?

Marisol Touraine indique qu'elle a pris cette décision après les conclusions rendues dans la journée par la Commission de transparence de la Haute autorité de santé, qui a estimé insuffisant le service médical rendu de ces pilules.

La Commission a notamment relevé "un risque de complications thrombo-veineuses (les phlébites), deux fois plus élevé que chez les femmes sous pilules de 2e génération". "Ce risque reste toutefois très faible, de 3 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices", précise le ministère de la Santé. 

Que faire si on prend cette pilule ?

"Une période d'adaptation sera laissée aux femmes utilisant ces pilules, afin qu'elles puissent, avec leurs médecins, et au moment du renouvellement de leur prescription, choisir un autre mode de contraception, remboursé si elles le souhaitent", indique le ministère. "Le déremboursement des pilules contraceptives de 3e génération sera donc effectif à compter du 30 septembre 2013".

Des pilules dans le collimateur depuis des années

Par rapport aux femmes n'utilisant pas de contraception, les femmes prenant ces pilules courent un risque 1,5 à 2 fois plus élevé de voir des caillots sanguins se former dans leurs vaisseaux, a rapporté Le Monde en novembre 2011, faisant référence à l'analyse rendue par l'Agence européenne du médicament, dès 1995. L'avertissement avait été renouvelé en 2002. 

Les contraceptifs de troisième génération ont au départ été prescrits pour limiter les effets indésirables : saignements, maux de tête, acné, prise de poids... Or ils ne sont en général pas mieux tolérés que ceux de deuxième génération. "Ils n'apportent aucun progrès thérapeutique par rapport à la pilule de deuxième génération", ajoute le professeur Gilles Bouvenot, président de la commission, cité par le quotidien. Selon une étude publiée il y a une semaine, la pilule reste la principale méthode de contraception en France mais son usage a légèrement diminué depuis les années 2000.

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