Médicaments : alerte sur l'Androcur

Une étude menée sur le médicament Androcur révèle qu'il multiplierait jusqu'à 20 fois le risque de tumeur au cerveau. En France, 90 000 femmes sont concernées par ce traitement hormonal toujours sur le marché.

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FRANCE 2

Leslie Cottreel a dû être opérée il y a cinq ans d'une tumeur qui menaçait de la rendre aveugle. La cause probable : le traitement hormonal qu'elle prenait depuis 15 ans contre des kystes ovariens. Sébastien Froelich, chef du service de Neurologie de l'hôpital Lariboisière à Paris, soupçonne depuis plus de dix ans le lien entre l'Androcur et le développement des méningiomes, ces tumeurs non cancéreuses.

Un risque de méningiome multiplié par 7 avec 6 mois de traitement

Une étude conduite par l'hôpital Lariboisière et l'assurance maladie confirme avec de fortes doses, le risque de méningiome. Il est multiplié par 7 avec 6 mois de traitement et par plus de 20 a, sur 5 ans. Un groupe d'experts doit définir de nouvelles recommandations d'utilisation, dans les prochaines semaines. Il n'est pas pour l'instant question de retirer l'Androcur du marché.

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Une boîte d\'Androcur dans une pharmacie parisienne, le 10 novembre 2004.
Une boîte d'Androcur dans une pharmacie parisienne, le 10 novembre 2004. (SIMON ISABELLE / SIPA)