Plainte de Foodwatch contre Nestlé et Ferrero : "Ça suffit que des grands groupes se croient au-dessus des lois"

Foodwatch France a déposé deux plaintes contre Nestlé et Ferrero, dans le cadre des contaminations des pizzas surgelées Buitoni à la bactérie E.Coli et des chocolats Kinder à la salmonellose.

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56 cas de contaminations E.Coli ont été établis en France pour les pizzas Buitoni et 80 cas concernant Kinder. (LEON TANGUY / MAXPPP)

L'association Foodwatch France a annoncé jeudi 19 mai le dépôt de deux plaintes à Paris contre les groupes Nestlé et Ferrero, dans le cadre respectivement des contaminations des pizzas surgelées Buitoni à la bactérie E.Coli et des chocolats Kinder à la salmonellose. "Ca suffit que des grands groupes, comme Nestlé dans le cas des pizzas Buitoni ou Ferrero pour Kinder, se croient au-dessus des lois. Ca suffit le climat d'impunité", a expliqué sur franceinfo Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch France.

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Ces deux plaintes ont été déposées au pôle santé publique du parquet de Paris. Sept infractions y sont dénoncées, dont la "mise sur le marché de produits préjudiciables à la santé, la mise en danger de la vie d'autrui et tromperie aggravée". D'après Foodtwatch, ces deux groupes n'ont pas rempli leurs obligations. "Obligation de faire des analyses, obligation d'assurer des conditions d'hygiène dans leurs usines correctes, obligation d'alerter dès lors qu'ils auraient pu identifier des risques de contaminations", énumère sur franceinfo Karine Jacquemart, directrice générale de l'association. 56 cas de contaminations E.Coli ont été établis en France pour les pizzas Buitoni et 80 cas concernant Kinder. Une situation sanitaire qu'elle juge "inacceptable".

"Au bout du compte, ce sont les consommateurs qui paient"

Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch France

à franceinfo

Foodwatch dénonce également le silence des deux groupes. "Nestlé, alors qu'on leur a demandé ne donne pas plus d'explications, alors qu'il y avait déjà eu une alerte sur des conditions d'hygiène déplorables dès 2021", explique Karine Jacquemart. Quant à Ferrero, pour Kinder, " des éléments indiquent que le groupe savait qu'il y avait eu des contaminations et donc des risques dans leur usine d'Arlon en Belgique". Une contamination à la salmonelle détectée dès le 15 décembre 2021, "or ils ont continué à mettre des produits sur le marché après", dénonce la directrice de l'association.

"Puisqu'on n'obtient pas plus de transparence, c'est bien que les choses se passent au pénal. Que la justice fasse son travail, que les responsabilités soient claires et que les sanctions soient dissuasives pour que ces scandales alimentaires cessent de se répéter", conclut-elle.

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