Les Français achètent moins de viande, mais en consomment plus dans leurs sandwiches

Selon cette enquête, les achats de viande fraîche des ménages ont baissé de 2,6% en valeur et de 3% en volume l'an dernier.

La hausse de la consommation individuelle de viande s\'appuie sur une envolée de la consommation hors domicile, notamment pour la restauration à emporter.
La hausse de la consommation individuelle de viande s'appuie sur une envolée de la consommation hors domicile, notamment pour la restauration à emporter. (MAXPPP)

Au centre de nombreuses controverses, la consommation de viande en France est marquée par une contradiction : les Français en achètent de moins en moins chez le boucher, mais en consomment de plus en plus en raison de la mode de la restauration rapide. C'est ce qu'indique l'étude "Consommation des produits carnés en 2018", publiée vendredi 8 novembre par l'organisme semi-public FranceAgriMer.

Selon cette enquête, les achats de viande fraîche des ménages ont baissé de 2,6% en valeur et de 3% en volume l'an dernier. En ajoutant les surgelés et la charcuterie, la baisse des achats de viande est de 1,4% en valeur et de 2,5% en volume, selon la même étude.

Kebabs et burgers font bondir la consommation

En revanche, selon une deuxième étude diffusée simultanément par FranceAgriMer, chaque Français a consommé en moyenne 87,5 kg "équivalent carcasse" de viande en 2018, contre 85 en 2017.

L'"équivalent carcasse" est surtout un outil statistique utilisé dans toute l'Europe permettant les comparaisons et portant sur la totalité de la viande disponible à la sortie des abattoirs – c'est-à-dire le muscle, la graisse et les os des animaux tués – divisé par le nombre d'habitants. Il ne correspond donc pas à ce qui est réellement ingéré par chaque Français. Il donne néanmoins une tendance sur les évolutions de consommation individuelle.

La hausse de la consommation individuelle apparente s'appuie sur une envolée de la consommation de viande hors domicile, mise en évidence par FranceAgriMer, perceptible notamment pour la restauration à emporter ou à livrer (burgers, kebab, sandwiches), a souligné une responsable de l'organisme.