Une étude recommande de réduire drastiquement sa consommation de viande pour préserver le climat

La production agroalimentaire, consommatrice d'eau, source de déforestation, est un facteur majeur de réchauffement climatique. 

Une boucherie à Courcelles-Montbéliard (Doubs), le 6 mai 2017.
Une boucherie à Courcelles-Montbéliard (Doubs), le 6 mai 2017. (MAXPPP)

C'est une des pistes pour réduire notre impact environnemental. La consommation de viande devra être considérablement réduite si le monde veut agir contre le réchauffement climatique, affirme une étude parue dans la revue Nature (en anglais), mercredi 10 octobre. Les pays développés en particulier devront réduire de 90% leur consommation de viande pour préserver la planète et nourrir les quelque 10 milliards d'humains attendus d'ici 2050, estiment les chercheurs.

La production agroalimentaire, consommatrice d'eau, source de déforestation, est en effet un facteur majeur de réchauffement climatique. Et sans un recul net de la consommation de viande, son impact sur l'environnement devrait croître jusqu'à 90% d'ici la moitié du siècle, préviennent les chercheurs, qui appellent aussi à réduire le gaspillage alimentaire et à de meilleures pratiques agricoles.

"Aucune solution à elle seule ne suffira à nous garder dans 'les limites planétaires'", souligne Marco Springmann, de l'université d'Oxford. "Mais si toutes les solutions étaient mises en œuvre ensemble, il pourrait être possible de nourrir de façon durable une population en pleine croissance."