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Storytelling. Le "Gate" !

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"Penelope Gate", "Renault Gate", "Le Pen Gate" : ces dernières semaines le terme anglais gate semble avoir remplacé les mots français, scandale et affaire. 

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Radio France
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Un visiteur parcourt le musée consacré au président américain Richard Nixon, qui présente un récit détaillé du scandale du Watergate, le 31 mars 2011 à Yorba Linda, en Californie (Etats-Unis). (GABRIEL BOUYS / AFP)

Analyse de ce mot "Gate" avec Delphine Le Goff, journaliste à Stratégies et Mariette Darrigrand, sémiologue, spécialiste du langage.

Gate comme Watergate

Le mot anglais gate signifie pont ou portail et n'a donc aucun lien avec les affaires. Il fait référence au scandale du Watergate qui finit par aboutir en 1974 à la démission du président américain Richard Nixon. A l'origine de cette affaire d'espionnage politique et d'écoutes illégales, un cambriolage raté dans l'immeuble du Watergate à Washington, siège du Parti Démocrate. Un scandale révélé par deux journalistes du Washington Post : Bob Woodward et Carl Bernstein.

L'arrivée du Gate en France 

Depuis le Watergate, la presse américaine s'est emparée de l'expression. En France, l'utilisation du terme gate est plus récente. Sa première apparition date de 2001 dans un article du journal Le Monde consacré à l'Angolagate, une affaire de trafic d'armes avec l'Angola impliquant des personnalités politiques françaises. Ces derniers mois, le terme a été utilisé à de nombreuses reprises pour qualifier des affaires très différentes. 

L'effet du Gate sur l'opinion 

Pour la sémiologue Mariette Darrigrand, l'emploi du terme gate permet aux journalistes de crédibiliser leurs révélations en faisant référence au journalisme d'investigation américain. Il renvoit aussi à la recherche de l'éthique en politique et dans les affaires.

A court terme, son utilisation renforce l'impact des révélations en les hissant au niveau du Watergate. Mais son emploi trop fréquent finit par le galvauder. 

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