Si j'étais ..., France info

Si j'étais... Donald Trump

Donald Trump a donné mercredi sa première conférence de presse depuis son élection à la présidence des Etats-Unis. Karl Zéro s'est imaginé glissé dans sa peau.

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Donald Trump, le 11 janviers 2016, lors de sa conférence de presse à New York.
Donald Trump, le 11 janviers 2016, lors de sa conférence de presse à New York. (EVAN VUCCI/AP/SIPA / AP)

Si j’étais Donald Trump, je n’aurais jamais demandé à des prostituées d’uriner devant moi sur le lit de la suite présidentielle du Ritz Carlton de Moscou. Franchement… Vous me prenez pour un premier communiant, ou quoi ? Depuis l’affaire DSK à Lille, je ne descend jamais dans un Carlton. Sofitel, d’ailleurs c’est pareil : je passe mon chemin.

Pour le reste, cette histoire répugnante de "Golden Shower", ce sont des rumeurs ignobles, des calomnies invérifiables qui, comme je l’ai fermement rappelé hier lors de ma conférence de presse, n’auraient jamais du fuiter !

C’est vrai, quoi ! A quoi ça sert d’avoir des services secrets s’ils balancent leurs infos... enfin, leurs ragots, à la presse ? Ce ne sont plus des services secrets, ce sont des services publics. Et moi, le service public, je l’exècre, d’ailleurs on va le dégrossir le mammouth !

Poutine, ça c'est un type droit

Poutine, je le connais un peu, c’est un type très droit, franc, direct, il ne ment pas. Il ne m’aurait jamais fait ça… D’ailleurs, il le dit. Je vous conseille d’écouter ce qu’il dit. Je ne vois pas pourquoi, si tous les deux on vous dit la même chose, vous ne nous croiriez pas. C’est dingue, quand même ! Moi je vous dis: "Je n’ai pas fait ça". Lui, il vous confirme: "Non, il n’a pas fait ça". Et vous persistez à croire qu’il y a un problème ? Soyons logique : il ne peut pas me faire chanter puisqu’il ne s’est rien passé ! D’ailleurs, Poutine a détruit la vidéo. Je le sais parce que je l’ai appelé. Je lui ai dit : "Vlad, tu m’aurais pas fait filmer en douce, quand même?" Il m’a dit : "Mais non…laisse pisser !"

Donc l’incident est clos. Sinon, ce serait terrible ! Si lui ment et que moi je mens, ça voudrait dire qu’on ment tous les deux ! Et ça, ça serait très grave ! La fin du monde ! Dans l’histoire des relations entre l’Amérique et la Russie, il y a toujours eu un gentil et un méchant, et là on serait tous les deux méchants ? Vous voyez bien que c’est pas envisageable, pas sérieux, pas possible !

Je félicite donc au passage tous les journalistes intègres qui ont su tenir leurs langues, et qui n’ont pas glosé sur ce dossier accablant de 35 pages composés d’accusations sans preuves.

A pisser de rire

Et je vous propose qu’on passe à autre chose. Si j’y arrive… Qu’on passe à des trucs autrement plus importants. Le mur, par exemple, je vais le construire. Pour contenir ces millions de dealers mexicains qui veulent inonder notre pays de drogue frelatée tout en volant nos emplois de plongeurs… Mouais. Je vois que ça ne vous intéresse plus. Il n'y a plus que cette histoire de sextape qui vous intéresse ?

Si j’étais Donald Trump, je vous dirais que j’ai évidemment pris mes précautions en partant pour Moscou en novembre 2013, pour le concours de Miss Univers que j’organisais là-bas. Je l’ai redit hier, j’avais même averti mes gardes du corps : les gars, quand vous serez dans vos chambres, faites gaffe, on est en Russie quand même, le pays du KGB, il y a des caméras partout, elles sont indétectables, alors… pas de conneries, on se comporte correctement, OK ? Ceinture ! Ce qu’ils ont fait dans leurs chambres, je ne sais pas.

Mais moi, en tout cas, je sais. Je me suis comporté en parfait gentleman. J’ai fait monter trois coiffeuses russes, et elles ont simplement procédé à un petit rinçage, selon une méthode naturelle, parce que ma couleur tirait un peu sur le vert.
Voilà. Tout ça pour ça ! Avouez que c’est à pisser de rire !

Donald Trump, le 11 janviers 2016, lors de sa conférence de presse à New York.
Donald Trump, le 11 janviers 2016, lors de sa conférence de presse à New York. (EVAN VUCCI/AP/SIPA / AP)