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Nouveau monde. Pourquoi Trump et technologies ne font pas bon ménage

L’élection du nouveau président américain Donald Trump, mercredi 9 novembre, a été très mal accueillie par les grands patrons de la Silicon Valley.

Le candidat à la présidentielle Donald Trump en campagne sur le campus de l\'université de Las Vegas (Nevada, Etats-Unis), le 19 octobre 2016.
Le candidat à la présidentielle Donald Trump en campagne sur le campus de l'université de Las Vegas (Nevada, Etats-Unis), le 19 octobre 2016. (SAUL LOEB / AFP)

Aux États-Unis, les patrons de la Silicon Valley, berceau des nouvelles technologies, ont réagi quasi unanimement de manière négative mercredi 9 novembre à l’élection de Donald Trump à la présidence américaine, certains allant même jusqu’à proposer que le riche état de Californie fasse sécession. La presse spécialisée dans les technologies multiplie les articles laissant entendre que cette élection n’augure rien de bon.

Que craignent-ils ?

Pendant sa campagne, Donald Trump s’en est pris souvent aux patrons de la Silicon Valley, qui soutenaient majoritairement Hillary Clinton. Il a également multiplié les déclarations surprenantes sur ce sujet, sans pour autant proposer de véritable programme. Par exemple, pour lutter contre la radicalisation et le terrorisme, il a dit vouloir "fermer Internet" dans certaines régions du monde. Il conteste le principe de neutralité du net. Il veut "mieux contrôler internet". Dans l’affaire entre le FBI et Apple, il avait estimé que la marque à la pomme aurait dû déverrouiller sans discuter l’iPhone du terroriste de la fusillade de San Bernardino (Californie) sans s’embarrasser de considérations sur les libertés individuelles.

Donald Trump veut également qu’Apple cesse de faire fabriquer ses produits en Chine. Il veut poursuivre Amazon pour abus de position dominante. Il pourrait aussi remettre en question les dispositifs fiscaux en faveur des énergies renouvelables qui sont en plein boom, par exemple avec Tesla. Enfin, les positions de Donald Trump sur l’immigration inquiètent les entreprises de la Silicon Valley qui font tout pour permettre aux talents étrangers de travailler en Californie.

Des exceptions

Il y a cependant quelques exceptions. L’investisseur Peter Thiel, cofondateur de Paypal et gourou très écouté, n’a pas caché son soutien à Donald Trump. Il a même contribué au financement de sa campagne. Pourquoi ? Pas par sympathie idéologique. Mais parce qu’il estime que Trump n’est pas fou et qu'au contraire, il est en prise avec la réalité américaine. Selon Peter Thiel, ce sont plutôt les riches travailleurs de la Silicon Valley qui seraient déconnectés des réalités.

Le candidat à la présidentielle Donald Trump en campagne sur le campus de l\'université de Las Vegas (Nevada, Etats-Unis), le 19 octobre 2016.
Le candidat à la présidentielle Donald Trump en campagne sur le campus de l'université de Las Vegas (Nevada, Etats-Unis), le 19 octobre 2016. (SAUL LOEB / AFP)