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Pour lutter contre la radicalisation, "il faut arrêter la rhétorique, il faut faire de la prévention", lance la sénatrice EELV Esther Benbassa

Après l'hommage national rendu au gendarme Arnaud Beltrame qui fait partie des victimes des attentats de l'Aude, les Informés de franceinfo ont débattu mercredi de la lutte contre la radicalisation.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 27 min
La sénatrice EELV de Paris Esther Benbassa sur le plateau de franceinfo, le 28 mars 2018. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Les Informés de franceinfo du mercredi 28 mars 2018 étaient : Jean-Sébastien Ferjou, fondateur et directeur de la publication d’atlantico.fr ; Audrey Goutard, chef adjointe du service Enquêtes/Reportages de France Télévisions ; Esther Benbassa, sénatrice EELV de Paris, directrice d’études à l’École pratiques des hautes études (EPHE) et Eric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de L’Express.

L'extrait. La France a rendu mercredi un hommage national à Arnaud Beltrame. Le gendarme fait partie des quatre morts des attentats de l'Aude. Il s'est substitué héroïquement à une otage dans le supermarché Super U de Trèbes. En évoquant cet hommage, les Informés ont évoqué la lutte contre la radicalisation. La sénatrice EELV de Paris Esther Benbassa a coécrit un rapport sur le sujet. Sur le plateau de franceinfo, elle a déploré le changement permanent des politiques en matière de lutte contre la radicalisation. "Il n’y a jamais de cahier des charges, dit-elle. Il n’y a jamais d’évaluation. On fait toujours les mêmes erreurs". La sénatrice cite l'exemple d'Edouard Philippe qui "fait des déclarations en février en disant ‘on va rassembler les détenus radicalisés ensemble en prison’ alors que tout le monde a dénoncé cela. On sait qu’il ne faut pas les mettre ensemble car cela fait un ‘bouillon’ et facilite les transmissions." Esther Benbassa préconise qu'"il faut centraliser un peu, faire un peu de nettoyage et essayer de voir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. Il faut arrêter la rhétorique, il faut faire de la prévention."

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