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L'Amérique a une nouvelle star : Adam Schiff

La planète tourne et nous posons lundi le doigt à Washington, à la rencontre d'Adam Schiff, le patron de la commission du renseignement à la Chambre des Représentants.

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(MARK RALSTON / AFP)

Vous ne le connaissiez pas, moi non plus, mais ce qui est rassurant, c’est que très peu d’Américains le connaissaient avant de le voir toute la semaine dernière  à la télévision : Adam Schiff. C’est la star qui risque de faire de l’ombre à Donald Trump. C’est le patron de la commission du renseignement à la Chambre des Représentants, et c’est lui qui mène les auditions. Tant qu’elles étaient confidentielles, Donald Trump ne s’inquiétait pas. Mais maintenant que son visage tourne en boucle, c’est une autre histoire. Et il va mener huit auditions cette semaine. Les Américains aiment les héros, et celui-là pourrait en avoir toute la trempe. Adam Schiff est un peu l’opposé de Trump. 69 ans et un physique d’athlète. Elu démocrate d’un comté de Los Angeles, il est vegan et fanatique de triathlon. Mais se comporte comme un fonctionnaire dur et droit, toujours calme et impassible. Pour les démocrates, il incarne justement cette image du justicier dont le pays a besoin, alors que les soutiens de Trump le haïssent et le dépeignent comme un complotiste obsédé par Trump. Il incarne pour eux le politicien type  de Washington. Dans ses tweets, Trump l’appelle "Shiff le sournois" ou bien "Cou de poulet".  

Ses premières auditions sont un succès pour lui  

Schiff est tout sauf un radical du Parti démocrate. C’est un centriste, spécialistes de questions de renseignement et d’affaires étrangères. Il a d’abord été très réticent à l’idée de lancer la procédure d’impeachment. C’est l’affaire de la conversation au téléphone avec le président ukrainien qui a réveillé en lui le juriste Adam Schiff est diplômé en droit de Harvard, ce qui lui confère une certaine autorité. Et il s’attache à faire respecter les deux camps, et à garantir les droits du Président. Il a fait une erreur lors des auditions à huis clos, imitant et parodiant le ton de Donald Trump lors de la lecture d’une conversation du président. Il s’en est excusé. Les défenseurs de Trump ont trouvé un argument : avant de devenir représentant en 2001, il aurait cherché à travailler dans le cinéma. Ce qui prouve pour eux que tout cela n’est qu’une comédie. Schiff répond alors par sa carrière. Qui a commencé par une condamnation spectaculaire d’un agent du FBI qui avait trahi pour... les Russes.

(MARK RALSTON / AFP)