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Le décryptage éco. Privatisation de la FDJ : acheter des titres FDJ est ce une bonne ou mauvaise affaire ?

Depuis jeudi, les particuliers peuvent acheter des parts de la Française des jeux. Bonne ou mauvaise affaire ? Le décryptage éco de Fanny Guinochet.

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L’année dernière, la FDJ a enregistré presque 16 milliards d’euros de mises.
L’année dernière, la FDJ a enregistré presque 16 milliards d’euros de mises. (JOEL SAGET / AFP)

Top départ aujourd’hui pour la privatisation de la Française des jeux : la souscription est ouverte et les particuliers peuvent acheter des parts de l’entreprise à un prix entre 16,50 euros et 19,50 euros. Pourquoi n’a-t-on pas de montant précis ? Et simplement une fourchette ? Parce que pour l’instant, nous sommes dans la période d’achat, la période de réservation des actions. Si vous êtes intéressés, vous avez ainsi jusqu’au 19 novembre pour poser vos demandes auprès de votre banquier. Sachant que l’État a déjà mis une condition : il faut acheter au minimum pour 200 euros de titres, soit, grosso modo, une dizaine d'actions. Et c’est seulement après le 19 novembre, que vous saurez si votre commande a été acceptée, et que vous connaîtrez le prix précis d’une action parce qu’il est calculé, affiné, en fonction de l’offre et de la demande. Pourquoi ce délais ? Parce qu’en réalité, la Française des jeux n’entre en Bourse que le 21 novembre prochain.

Est-ce une bonne affaire ?

La Française des jeux est une des rares entreprises publiques françaises en bonne santé financière. Elle a le monopole sur des secteurs très porteurs, comme les jeux de tirage et de grattage ou la vente de paris sportifs. L’année dernière, la FDJ a enregistré presque 16 milliards d’euros de mises : autant dire qu'elle est une machine à cash, qui marche très bien. L'an dernier, la société a distribué 130 millions d'euros de dividendes.  Voilà pourquoi les experts disent que "c’est un placement de bon père de famille". En plus, pour les particuliers, les conditions d’achat sont particulièrement avantageuses : une décote de 2% sur chaque titre acheté et puis, pour 10 actions détenues pendant 18 mois, une onzième vous sera offerte. le gouvernement veut clairement attirer les Français, un tiers des titres d’ailleurs leurs seront réservés il veut faire de cette privatisation, une opération populaire !

Mais, ce n’est pas sans risque ? Non, cela reste un placement en Bourse, donc impossible d’avoir 100% de garanties Et puis, plus globalement, la période est très particulière : les indices boursiers flirtent avec leurs plus hauts niveaux historiques et une poignée de valeurs seulement mènent la danse. Bref, il faut voir comment la FDJ va être accueillie par les marchés. Cela reste un pari : 100% des gagnants auront tenté leur chance. Et 100% des perdants aussi.   

L’année dernière, la FDJ a enregistré presque 16 milliards d’euros de mises.
L’année dernière, la FDJ a enregistré presque 16 milliards d’euros de mises. (JOEL SAGET / AFP)