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Le bénéfice de TotalEnergies est en hausse à 6,5 milliards au troisième trimestre 2022

Le groupe TotalEnergies a publié ses résultats pour le 3e trimestre. Et ils sont bons : ils progressent de 43% par rapport au 3e trimestre 2021. Le décryptage de Fanny Guinochet. 

Article rédigé par France Info - Fanny Guinochet
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Le siége social de TotalEnergies à Paris La Défense. (PHILIPPE MODOL / RADIO FRANCE)

Cette chronique a été diffusée sur franceinfo radio avant l'annonce par TotalEnergies de ses résultats pour le troisième trimestre. Le texte, mis à jour, tient compte de ces chiffres.


Le bénéfice de TotalEnergies dépasse les 6 milliards d’euros pour ce 3e trimestre. 6,5 milliards d'euros, c’est plus que les profits déjà réalisés par TotalEnergies au deuxième trimestre (5,7 milliards) mais aussi au premier trimestre (4,6 milliards). On est déjà à 17 milliards depuis le début de l’année. TotalEnergies a donc déjà dépassé ses profits de l’an dernier, 14 milliards d’euros, que l’on présentait déjà comme exceptionnels. Pour donner un ordre d’idée, 14 milliards, c’est l’enveloppe prévue pour assurer la sécurité des Français ou le coût du bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité pour 2023.

TotalEnergies est bien entendu un groupe porté par les cours du baril de pétrole et du gaz qui sont restés très hauts cette année. Précisons que si le groupe conserve son siège social en France, il réalise 95% de ses profits à l’étranger. 

Le conflit sur les salaires toujours en cours

Ces bons résultats risquent d’alimenter encore le conflit sur les salaires et cela ne va pas aider à l’apaisement. Après un mois de grève, il y a encore des problèmes d'approvisionnement dans les stations. La raffinerie de Gonfreville-l'Orcher en Normandie est encore à l’arrêt. Il y a justement une assemblée générale jeudi 27 octobre pour décider de la reconduction ou non du mouvement. À Feyzin dans le Rhône, le service des expéditions est aussi perturbé, ce qui empêche les sorties de camions. Et ce, malgré l’accord majoritaire signé avec des syndicats, au niveau national le 14 octobre dernier. La CGT ne le reconnaît pas, donc le bras de fer avec la direction continue. Pour rappel, cet accord prévoit le versement en décembre d'une prime entre trois et 6 000 euros  et une augmentation générale de 7% des salaires pour 2023.  

Ce qui fait polémique, c’est aussi le salaire du patron, Patrick Pouyanné :  six millions d’euros cette année. Même s'il explique que c’est un rattrapage, après une modération salariale volontaire, à cause du Covid, cette rémunération a du mal à passer. Plus largement, se pose la question du partage de la richesse, car les actionnaires, vont aussi profiter de ces très bons résultats : en octobre, ils ont reçus un dividende de 1,8 milliard d’euros au total  et en décembre, ils vont avoir un versement exceptionnel de deux milliards d'euros. De quoi attiser encore les tensions sociales.

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