Présidentielle 2022 : Valérie Pécresse veut mettre le focus sur la dette

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C’est un thème difficile à mettre sur le devant de la scène, mais ils sont quelques-uns autour de Valérie Pécresse à l’inviter à davantage parler de l'état des finances publiques.

Article rédigé par
Neila Latrous - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Valérie Pécresse en campagne le 19 janvier 2022 à Cœur-de-Causse (Lot) (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Des poids lourds des Républicains, inquiets, font le même constat que François Villeroy de Galhau, mercredi sur franceinfo, à propos de la dette. "115% du PIB, c’est un niveau trop élevé", a indiqué le gouverneur de la Banque de France.

"La France va devenir un risque systémique pour l’euro et pour l’Europe", s'alarme même un grand élu de droite, qui reconnaît que le sujet n’est "pas facile à faire ressentir aux Français". Car parler des finances publiques, cela peut vite devenir indigeste. L’équipe Pécresse cherche donc les mots pour sortir de la technicité et politiser au maximum l’enjeu. Cela a donné deux formules pendant la primaire : "cramer la caisse" et "Avec Macron, l’addition c’est après l’élection."

L’idée va revenir, plus simplement martelée : Emmanuel Macron "augmentera mécaniquement les impôts" s’il est réélu, pour combler le "trou qu'il a contribué à creuser". Les Républicains espèrent imposer l'idée qu'en face, Valérie Pécresse, elle, améliorera les ratios financiers en réduisant la dépense publique, via des réformes structurelles auxquelles Macron a renoncé bien avant la crise sanitaire. C’est l’autre slogan : "La dame du faire".

"Casser l'image de bon gestionnaire d'Emmanuel Macron"

"Le but, explique un conseiller, c’est de casser l’image du Macron réformateur ou bon gestionnaire." Et d’envoyer un autre signal à cet électorat de la droite qui a pu, en 2017, se laisser convaincre par Emmanuel Macron.

"Le sujet c'est aussi l'efficacité de la dépense publique, indique un sénateur. Avec des dépenses élevées, la France voit pourtant les déserts médicaux s'étendre, la qualité de son éducation se dégrader si l'on en croit le classement Pisa..."Des pays qui dépensent moins que nous sont des pays où il y a moins de chômage et moins de pauvreté, se désole un ténor. L'idée que l’efficacité se mesure à la quantité d’argent injecté, il faut la tuer".

L’offensive est lancée dès ce jeudi avec une conférence de presse titrée "Le dépôt de bilan d’Emmanuel Macron." Conférence animée par les porte-parole de Pécresse, "car notre rôle à nous, me dit l’un d’eux, est de taper sur Macron, son rôle à elle est de rester concentrée sur les propositions et les solutions."

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