Législatives 2022 : le RN tourne-t-il au ralenti ?

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Alors que la gauche s’unit pour les législatives, que la majorité présidentielle lance sa campagne, le RN semble bien loin de cette effervescence. Depuis le second tour de la présidentielle, le parti tourne au ralenti.

Article rédigé par
Hadrien Bect - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Marine Le Pen, le 24 avril 2022 au Pavillon d'Ermenonville, à Paris. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Des airs de semaine du 15 août au siège de la rue Michel-Ange dans le 16e arrondissement de Paris. Des élus locaux retournés dans leurs fiefs, des téléphones qui sonnent dans le vide, Marine Le Pen, elle-même, a pris une semaine de vacances, chez elle la semaine dernière et joue un peu les prolongations.

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L'attente

Pas d’apparition dans les médias, seulement une courte vidéo pour le 1er mai tournée chez elle, quelques passages à ses bureaux ces derniers jours pour présider trois commissions d’investiture, là où sont désignés les candidats aux législatives. Pour l’instant, aucune réunion stratégique n’a eu lieu pour définir la ligne du scrutin qui aura lieu dans moins de six semaines.

Au RN, la discrétion est assumée, voire revendiquée, "à quoi bon s’agiter tant qu’on y voit pas clair", dit-on en substance. L’Etat major attend : impossible de se positionner assure-t-on tant qu’Emmanuel Macron n’a pas choisi son gouvernement, impossible d’intéresser des Français qui n’ont pas la tête aux législatives, impossible enfin d’être audible tant que la gauche n’a pas terminé ses alliance. Il n’empêche, la discrétion est aussi un risque politique, alors que Jean-Luc Mélenchon se pose en leader de la gauche, se rêve en Premier ministre de cohabition, sinon en chef d’une future opposition à Emmanuel Macron. Le récit est tout autre au RN : personne n’affiche l’ambition d’avoir une majorité, ni de voir Marine Le Pen à Matignon, une première stratégie qui étonne certains en interne. Le discours est rodé, habituel : se placer en première opposition au Président.

Mais le calme de ces quinze derniers jours devrait s’achever dès ce week-end : Marine Le Pen fera son retour dimanche, le 8 mai, pour un dépôt de gerbe dans son fief d’Hénin-Beaumont, où elle se présente aux législatives. Une première réunion d’équipe doit avoir lieu ces prochains jours, pour faire un point sur les ambitions qui sont limitées, avoir un groupe à l’Assemblée nationale, autrement dit au moins 15 députés, et dessiner de premiers axes de campagne. Parmi eux faire, "barrage à l’extrême gauche". Avec l’espoir pour le RN, d’arriver à mobiliser une base pas forcément encline à retourner voter aux élections législatives après la défaite au second tour de la présidentielle.

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