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Le brief politique. L’embarrassante "affaire Nicolas Hulot" qui met mal à l'aise la classe politique

Accusé de harcèlement sexuel, Nicolas Hulot dénonce des rumeurs "ignominieuses". L’affaire embarrasse le gouvernement, mais c’est en réalité l’ensemble de la classe politique qui se retrouve très gênée par ces accusations.

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franceinfoJulien LangletRadio France

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Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, sortant du conseil des ministres du 8 février 2018, à Paris.
Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, sortant du conseil des ministres du 8 février 2018, à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Une première accusation démentie, une autre prescrite, aucune ouverture d'enquête : l’affaire Nicolas Hulot ne manque pas de faire réagir. Le ministre de la Transition écologique dément tout en bloc depuis jeudi 8 février, malgré des témoignages de la victime présumée et de membres de sa famille dans le cinquième numéro d'Ebdo, un jeune magazine d'actualité. 

Le ministre peut compter sur le soutien sans faille d’Emmanuel Macron : "Le président de la République a assuré Nicolas Hulot de son entier soutien tout comme l’a fait le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement", a déclaré Benjamin Grivaux, le porte-parole du gouvernement, à la sortie jeudi du conseil des ministres jeudi. 

Malaise général chez les politiques

Nicolas Hulot n’est pas encore au bout du rouleau, mais il voit son image écornée, ce qui lui a valu le soutien appuyé de Sébastien Lecornu, le secrétaire d'État qui travaille à ses côtés : "Quand on est ministre, on n’a pas plus de droits que les citoyens, mais on n’en a pas moins non plus. Il est vrai qu’il s’est pris un coup de poing dans le ventre, il est vrai qu’il vit tout cela avec beaucoup de difficultés et d’émotions, mais cela ne l’empêche pas à vaquer à ses occupations et à sa tache ministérielle, j’en suis le premier témoin."

Je crois en sa sincérité. Il n’y a pas d’action judiciaire contre Nicolas Hulot, il y a un État de droit.

Sébastien Lecornu

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Malaise dans la majorité, et gêne dans l'opposition. Christian Jacob, le patron des députés Les Républicains à l'Assemblée nationale, a dénoncé la rumeur permanente qui vise les politiques. Même tonalité pour l'un des porte-paroles du parti Geoffroy Didier : "Moi ce qui m’intéresse comme citoyen, comme avocat, comme responsable politique, ce sont les faits. Je ne vais quand même pas commenter des rumeurs, et encore moins les colporter. Je crois en la présomption d’innocence, mais ça vaut pour Nicolas Hulot comme ça vaut pour tout le monde. Soyons un peu rigoureux."

Le président des Patriotes, Florian Philippot, invité de franceinfo jeudi soir, veut mettre fin aux rumeurs : "Je n’ai pas à l’accabler sur ce sujet-là tant qu’il n’y a pas d’affaire judiciaire, sinon on tombe complètement dans une espèce de fausse démocratie de la rumeur ou du bruit. La rumeur peut remplacer la justice ou la démocratie elle-même."

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, sortant du conseil des ministres du 8 février 2018, à Paris.
Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, sortant du conseil des ministres du 8 février 2018, à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)