Le secteur de la restauration reprend des couleurs

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Les Français ont retrouvé le chemin des restaurants, à tel point que cette branche repasse dans le vert pour la première fois depuis le début de la crise liée au Covid-19.

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Radio France
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Des terrasses de restaurant à Rennes, en juin 2021. Photo d'illustration. (MARC OLLIVIER / MAXPPP)

Après plus de deux ans de difficultés liées à la pandémie de Covid-19 et aux différents confinements, la restauration est de nouveau à flot, même si l’activité reste difficile dans certains cas. C'est ce que révèle la dernière revue stratégique du cabinet conseil spécialisé Food Service Vision.

Pour ce qui est de la restauration commerciale traditionnelle, la hausse est de 7%. De leur côté, les commerces alimentaires, comme les boulangeries, ont retrouvé eux aussi une vraie dynamique avec des hausses de fréquentation de 12% en mai par rapport au même mois de 2019. En revanche, la situation de la restauration collective est plus compliquée. L’activité des selfs et cantines reste en retrait par rapport à ce qu’elle était avant crise, principalement sous l’effet du télétravail.

Retour du plaisir

Cette enquête prend en compte principalement la fréquentation et les habitudes de consommation, pas uniquement l'activité en termes de chiffre d’affaires. Ce regain est entraîné par le besoin de retrouver une vie sociale et de la convivialité. Cela a poussé le consommateur à reprendre ses bonnes habitudes. Le patron du cabinet Food Service Vision, François Blouin, explique par exemple que 96% des Français qui fréquentaient un restaurant avant la crise sanitaire y sont revenus, notamment fortement sur la période février-mai avec un niveau le plus haut jamais connu. Cela vient s’ajouter à une consommation de vente à emporter et de livraison qui s’installe dans le paysage, après un amorçage pendant les confinements.

Cette remontée en puissance bienvenue ne doit pas cacher que de nombreux restaurateurs n’ont pas retrouvé le niveau de clientèle d’avant crise. Pour certains, l'activité reste 30% inférieure ce qui, en fin d’année, en trésorerie, peut monter jusqu’à 300 000 euros manquants dans les caisses.

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