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Le brief éco. Sécheresse : l’incontournable hausse du prix des assurances

Les épisodes de sécheresse à répétition que la France connaît s’ajoutent aux aléas climatiques qui se multiplient un peu partout dans le monde. Agriculteurs, habitants, collectivité dans son ensemble. La facture d'assurance est de plus en plus salée. 

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Barrage de la Sep, barrage d\'irrigation à sec, victime du manque de pluie. Saint-Hilaire-la-Croix (Puy-de-Dôme), 21 août 2019.
Barrage de la Sep, barrage d'irrigation à sec, victime du manque de pluie. Saint-Hilaire-la-Croix (Puy-de-Dôme), 21 août 2019. (JULIETTE MICHENEAU / FRANCE-BLEU PAYS D’AUVERGNE / RADIO FRANCE)

La facture d'assurance est de plus en plus salée concernant la sécheresse subie en France. Les agriculteurs, les habitants et les collectivités sollicitent  de plus en plus les assurances.

La France est obligée de s’habituer aux périodes de sécheresse et, tous les ans, le coût pour les assureurs approche le milliard d’euros. Nous sommes aujourd’hui entre 700 et 800 millions d’euros de dégâts assurés, selon la FFSA (Fédération des asscureurs). Problème : seul un agriculteur français sur trois est couvert par une assurance "multirisque climatique". À quoi il faut ajouter le grand nombre de maisons construites sur des terrains argileux et menacées de fissures ou d’écroulement en cas de sécheresse prolongée.

Peut-on prévoir d’une année sur l’autre le coût engendré par les intempéries ?

Ces coûts sont exponentiels, notamment car les assureurs s’assurent eux-mêmes auprès de sociétés spécialisées que l’on appelle tout simplement les réassureurs. Quand l’état de catastrophe naturelle est déclaré, la machine assurantielle se met en route. Et comme les compagnies sont de plus en plus internationales, avec des risques de plus en plus lourds sur toute la planète, la source est inépuisable pour les assureurs et les primes dues par les clients gonflent naturellement. Il n'y a aucune raison que cela s'arrête en si bon chemin.

Assurances toujours plus chères à l’avenir

Dans le monde, seuls 25% des risques potentiels sont couverts. Cela veut dire qu’en ce 21e siècle, 75% de la planète n’est toujours pas assurée. C'est un marché évident pour les assureurs. Qui dit plus de couverture, dit plus de besoins financiers. La concurrence jouera son rôle avec la guerre des prix, normalement en faveur du consommateur. Une situation identique à celle que l'on connaît dans l'énergie. C’est le prix à payer pour vivre dans une société toujours plus confortable, plus sûre, mais dans un monde de plus en plus risqué.  

Barrage de la Sep, barrage d\'irrigation à sec, victime du manque de pluie. Saint-Hilaire-la-Croix (Puy-de-Dôme), 21 août 2019.
Barrage de la Sep, barrage d'irrigation à sec, victime du manque de pluie. Saint-Hilaire-la-Croix (Puy-de-Dôme), 21 août 2019. (JULIETTE MICHENEAU / FRANCE-BLEU PAYS D’AUVERGNE / RADIO FRANCE)