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Le brief éco. Crise : les banques européennes soumises à un "stress-test"

En plein débat sur l’annulation la dette publique par la BCE, un autre sujet est en train de monter : celui de la résistance des banques pendant la crise. Faire passer aux banques un "stress-test", un peu comme un crash test pour les voitures. L’Autorité de régulation européenne vient de lancer l’opération.

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Le siège de la Deutsche Bank à Francfort (Aallemagne), dans le quartier des affaires.
Le siège de la Deutsche Bank à Francfort (Aallemagne), dans le quartier des affaires. (ARMANDO BABANI / AFP)

L'image du crash-test pour les voitures est bien choisie. Il s’agit de tester le seuil de résistance des établissements financiers. Les "stress test", nés après la crise financière de 2008, sont relancés par l'Autorité de régulation européenne dans le contexte de la crise du Covid-19. On confronte les banquiers à différents scénarios… à eux de prouver qu'ils résistent.

Au total, cinquante banques qui représentent 70% des actifs bancaires européens, vont passer sur le gril. Avec le Brexit, les banques britanniques en sont désormais exclues. Le scénario de test retenu cette fois-ci se base sur l’hypothèse d’une crise prolongée du Covid-19 avec une chute du PIB (la richesse nationale produite) de 3,5 à 4% de 2020 à 2023 et une hausse du chômage de l’ordre de 5%. On imagine aussi une chute de 20% des prix de l'immobilier. L’Autorité bancaire de l’Union européenne et la BCE vont regarder également si les établissements sont capables de résister à une explosion des dettes publiques ou des entreprises. Que feraient les banques si les assurances manquaient de liquidités pour rembourser leurs clients, etc. Le "stress-test" porte bien son nom.

Les leçons tirées des précédents "stress-tests"

Il y a régulièrement des stress-tests depuis 2014. Les banques ont renforcé ce que l’on appelle leurs fonds propres (elles doivent avoir en caisses plus d'argent qu'elles n'en ont d'engagé à l'extérieur). On s’est aperçu aussi de la fragilité de certains établissements comme les deux principales banques allemandes qui se sont révélées pas si solides qu’elles le prétendaient, idem en Italie. En revanche, pas de problème du côté des banques françaises.

Les résultats du stress-test qui vient d'être lancé seront connus le 31 juillet. Les établissements qui se révéleront fragiles auront moins d’un an pour renforcer leur bilan. Il n'y aura pas de sanctions à proprement parler, par contre une mauvaise publicité sur la place publique.

Le siège de la Deutsche Bank à Francfort (Aallemagne), dans le quartier des affaires.
Le siège de la Deutsche Bank à Francfort (Aallemagne), dans le quartier des affaires. (ARMANDO BABANI / AFP)