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Le brief éco. Automobile européenne : après PSA-Opel, bientôt Volkswagen-Fiat-Chrysler ?

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Volkswagen, numéro un mondial de l'automobile est vivement intéressé par le groupe Fiat-Chrysler. Le groupe allemand a réalisé un bénéfice net de 5,5 milliards d'euros en 2016.

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Matthias Müller, président du directoire de Volkswagen, lors d'une conférence de presse à Wolfsburg (Allemagne), le 14 mars 2014. (ODD ANDERSEN / AFP)

Il ne se passe pas un jour sans que l'on parle de moteurs diesels douteux. Mercredi 15 mars, Libération évoque une possible affaire Renault. Quant à Volkswagen, son patron se dit confiant sur les suites du Dieselgate et serait en train de préparer un gros coup.

L’optimisme de Matthias Müller ne relève pas de la méthode Coué. Volkswagen est devenu l’année dernière le numéro un mondial de l’automobile devant le japonais Toyota. Le groupe a réalisé un bénéfice net de 5,5 milliards d’euros après une perte supérieure à un milliard en 2015 et on s’attend à ce qu'il améliore ses performances cette année. Cette capacité de rebond a permis à Matthias Müller d’afficher un sourire un peu plus détendu qu’il y a quelques mois, lors de sa conférence de presse annuelle très attendue en Allemagne, mardi 14 mars. 

Stratégie prévisible

Matthias Müller n'est pas naïf. Il ne dit pas que le Dieselgate est derrière lui. Le groupe y a laissé des plumes et quelques une vont encore tomber. La facture globale est loin d’être arrêtée. 7,5 milliards d’euros de provisions ont été passées en 2016 après 16 milliards en 2015. Pour l’instant, l’addition s'élève entre 24 et 25 milliards d’euros.

Mais cet épisode a poussé l'entreprise à modifier profondément sa stratégie de développement. Une des options est de participer au mouvement de consolidation en cours dans le secteur auto en Europe.

Projets de rapprochement dans les cartons

Volkswagen regarde du côté de… Fiat-Chrysler. Matthias Müller n’exclut pas des discussions avec Sergio Marchionne, l’administrateur délégué de Fiat, qui plaide depuis longtemps pour une nouvelle phase de consolidation. L’objectif est de mieux supporter les coûts induits par les technologies toujours plus poussées, pour rendre les voitures toujours plus propres.

Dieselgate / voitures propres / économies d’échelles : le tiercé gagnant pour permettre à VW une renaissance durable, à tous les sens du terme et à Fiat d’être adossé à un constructeur qui regagne en notoriété. Pour l’instant, Matthias Müller jure ne pas être en contact avec le patron de Fiat-Chrysler mais l’ambiance montre que le pas pourrait être rapidement franchi. La fusion PSA-Opel a ouvert le bal des prétendants dans le secteur auto en Europe.

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