Emmanuel Macron croit en une "réindustrialisation écologique"

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Lors de son entretien télévisé mercredi soir, Emmanuel Macron a expliqué vouloir "réconcilier le climat, l'industrie et la souveraineté énergétique".

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Le président de la République Emmanuel Macron lors de l'émission "L'Événement" sur France 2, le 26 octobre 2022. (AFP)

Lors de son entretien dans "L'Evénement" sur France 2, mercredi 26 octobre, Emmanuel Macron a déclaré d’entrée de jeu vouloir "préparer une nation écologique", avec en point d’orgue la voiture électrique. C’est le poids des mots, reste à concrétiser cette volonté exprimée dès le début de l’entretien. Concernant l’objectif de parvenir à la voiture 100% électrique en 2035 comme l’impose Bruxelles, le chef de l’État reconnaît que la France a pris du retard. Il souhaite qu’un tiers du parc auto français soit électrifié d’ici 2027, c'est à dire la fin de son quinquennat.

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Pour y parvenir, il y a la technologie, l'aspect commercial pour s'imposer face à la concurrence, et la fiscalité. Côté technologique, on pense immédiatement aux composants des batteries électriques qui nécessitent l'emploi de métaux rares. D'où la mine géante de lithium dont la France doit disposer, dans le Massif Central, en 2027. "On n’a pas de pétrole en France mais on a du lithium", a redit le président de la République. Ce site présenté comme l’une des plus grandes mines européennes pour extraire le métal précieux est important. La ministre de la Transition énergétique, Agnès Panier-Runacher, n’a pas ménagé sa peine auprès de nos partenaires européens pour parvenir à la concrétisation de ce projet.

Contrer l’offensive chinoise

Avec la voiture thermique, l’Europe avait une avance incontestée. En faisant sauter ce verrou technologique au profit de la voiture électrique sans s’y préparer, Bruxelles a laissé le champ libre à Pékin qui a pris le leadership ces dix dernières années. Pour l’Europe, la pente est aujourd’hui difficile à remonter. Sur le plan environnemental, ensuite : l'extraction de lithium demande le recours à une très grande quantité d'eau. Saura-t-on trouver les réponses technologiques dans les temps ? La société Imerys qui exploitera le site dans le Massif Central affirme travailler activement sur le sujet.

Reste la fiscalité. Selon le collectif Transport et Environnement (qui regroupe une cinquantaine d'ONG européennes) cité par le quotidien Le Parisien - Aujourd’hui en France, les différences d'imposition entre pays européens jouent en notre défaveur. En proportion de voitures électriques dans le total des ventes automobiles, la France est passée de cinquième place en 2015 au treizième rang cette année.

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