Alstom et Engie veulent accélérer la décarbonation du ferroviaire

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Les deux groupes français ont annoncé un partenariat pour développer des locomotives d'un nouveau genre.

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Radio France
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 Une locomotive  diesel d'un train de fret marchandises amenée à être remplacée, en Alsace. (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP)

De puissantes locomotives de fret vont être propulsées par une pile à combustible qui fonctionne à l’hydrogène. Comme l’explique Raphaël Bernardelli, vice-président d’Alstom, "L’idée est d’optimiser l’utilisation de locomotives électriques existantes et tuer le diesel en évitant de consommer des millions de litres par an pour le transport de fret marchandises." Avec quelques centaines de kilomètres d’autonomie, les piles à combustible permettront, à terme, de remplacer le diesel sur les voies non-électrifiées, ce qui représente en général aujourd’hui entre 15 et 20% des trajets. Sachant que la moitié du réseau européen n’est toujours pas électrifié.

Aujourd’hui, le groupe français commercialise des trains hydrogène mais pour le transport de passagers : 41 rames ont été commandées par deux Länder allemands et des expérimentations ont lieu en Autriche, aux Pays-Bas, en Suède, en Pologne et en France. Dans le partenariat pour les locomotives fret dont il est question ici, Alstom apporte la technologie maîtrisée du système de piles à combustible de forte puissance. De son côté, Engie va fournir l’hydrogène renouvelable pour alimenter les locomotives chargées de tirer des trains de marchandises pouvant aller jusqu’à 2 000 tonnes, ce qui est bien plus compliqué que le transport de voyageurs.

Mise en service très rapide

La co-entreprise Alstom-Engie vise une mise en service pour la fin 2025. Objectif ambitieux quand on sait que la SNCF promet la fin des locomotives diesel pour 2035 et son homologue allemande, la Deutsche Bahn, pour 2040.

L'objectif va imposer une montée en puissance de la production. Le développement sera confié principalement à des sites français d'Alstom dont ceux de Belfort (région Bourgogne-Franche-Comté), Tarbes (Occitanie) et Aix-en-Provence (PACA) notamment pour la recherche et développement.

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