Le retour des virus saisonniers sous surveillance

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Rhumes, angines virales ou grippes reviennent avec l'arrivée de l'hiver après avoir été oublié pendant l'épidémie de Covid-19. Un retour des virus saisonniers en raison d'un relâchement des gestes barrières mais aussi d'une baisse d'immunité.

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Une personne malade se mouche. (VANESSA MEYER / MAXPPP)

Le nez qui coule, de la toux ou des maux de ventre, vous l’avez peut-être constaté autour de vous les virus saisonniers (que le Covid-19 avait fait oublier) sont de retour. Mais cela est-il dû uniquement au relâchement des gestes barrière ? En partie, très certainement, car le lavage des mains par exemple permet de réduire d’environ 30 % le nombre d’infections respiratoires, estime le docteur Benjamin Davido infectiologue à l’hôpital Poincaré de Garches. L’hygiène des mains permet aussi de réduire de plus de 50% le risque de contracter une gastro-entérite.

Par ailleurs, les autorités sanitaires notent une augmentation depuis début septembre de différentes infections respiratoires. Or le fait de ne pas porter de masque favorise la propagation de tous ces virus qui se transmettent par les aérosols ou les postillons de salive. C’est le cas notamment des rhumes (qui sont aussi des coronavirus), de certaines angines virales ou de la grippe.

Un risque d'épidémies "de plus grande intensité"

Au-delà du relâchement des gestes barrières, le retour des maladies hivernales peut s’expliquer par le contexte par rapport à 2020, il y a davantage de brassage social qu’à la même période il y un an. Et puis, notre organisme a peut-être perdu aussi une partie de son immunité par rapport aux virus de l’hiver que l’on n’a pas croisés la saison dernière. Certaines infections qui provoquaient peu de symptômes habituellement pourraient en provoquer davantage cette année.

À cause de cette baisse d’immunité collective, il se peut que “les épidémies soient de plus grande intensité cette année”, explique Santé publique France. Une situation qui préoccupe particulièrement les pédiatres. Les cas de bronchiolite, qui touchent les enfants de moins de 2 ans, sont actuellement légèrement supérieurs à ceux d’une année classique. Dans son dernier rapport le Conseil scientifique s'inquiète effectivement d'un possible "déficit d'immunité pour les enfants nés après mars 2020"

Un retour de la grippe ? 

Il faut s’y attendre, car il n’y en avait quasiment pas eu en 2020. Or en cette rentrée, certains virus grippaux ont déjà été signalés  à l’hôpital. Mais, il reste encore beaucoup d’inconnues sur la date d’arrivée de l'épidémie et sur son ampleur. D’habitude on peut regarder ce qui s’est passé l'été dans l'hémisphère sud pour avoir une idée du visage de la grippe qui nous attend, mais compte tenu des restrictions anti-covid cet été, difficile de se faire une idée.

Les autorités recommandent donc encore vivement en 2021 la vaccination antigrippale et la troisième dose de rappel anti-Covid pour les plus fragiles, notamment les plus de 65 ans. La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière démarrera le 26 octobre et les deux injections pourront se faire en même temps.

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