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Législative partielle : le PS tombe du siège de Cahuzac

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Le nombre de députés PS va encore se réduire à l'Assemblée nationale. Le candidat socialiste a été éliminé de l'élection législative partielle ce week-end dans l'ancienne circonscription de Jérôme Cahuzac. Autre actualité politique de ce lundi matin, l'interview télévisée de François Hollande.
Article rédigé par
Radio France
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C'est le 8ème
échec consécutif pour le Parti socialiste dans une législative partielle : le
grand chelem à l'envers en quelque sorte. Le second tour se jouera donc entre un
candidat UMP et un Front national à Villeneuve-sur-Lot après l'élimination dimanche du candidat socialiste. L'affaire Cahuzac a pesé ici encore plus lourd
qu'ailleurs. Les socialistes invoquent aussi le contexte économique. Mais pour
le patron du PS Harlem Désir sur RTL, si le candidat socialiste a été éliminé
aussi sèchement, c'est à cause de la division de la majorité : "Dans cette
circonscription, s'il y avait eu un candidat du rassemblement de la gauche, nous
serions au second tour. Tous les députés écologistes ont été élus parce que, aux
législatives du mois de juin, dans leurs circonscriptions le Parti socialiste
les a soutenus
".

Et du coup, Harlem Désir appelle à
faire barrage au Front national. Du côté de l'UMP, Jean-François Copé parle d'un
désavoeu cinglant pour François Hollande. Mais il n'est pas forcément suivi dans
son parti. Sur France 2 le tout nouveau député des Français de l'étranger,
Frédéric Lefebvre, élu la semaine dernière, estime que taper sur le président
n'est pas la bonne stratégie : " Tout le monde me conseillait de faire un
référendum contre François Hollande. J'ai choisi au contraire de défendre un
projet. Donc évidement, on ne va pas dire que c'est un résultat formidable pour
le gouvernement. Mais en même temps, le rôle de l'opposition, c'est de dessiner
une nouvelle perspective, pas simplement de se contenter de
critiquer
 ".

**Retraites et
affaire Tapie-Lagarde : François Hollande à la télévision

**

Comme toujours
après une intervention télévisée d'un président, le ton de la réaction donne le
camp de celui qui parle. "Très décevant " donc pour l'UMP Valérie Pécresse,
interrogée lundi matin sur France Info, sauf sur un point : le maintien de Stéphane Richard
à la tête d'Orange malgré sa mise en examen dans l'affaire Tapie-Lagarde :
"C'est l'intérêt de l'entreprise qui doit primer et il y a la présomption
d'innocence. Ces deux principes doivent primer. François Hollande a reconnu que
Stéphane Richard faisait du bon travail. Ca prouve que sa nomination était
peut-être une bonne chose
". Stéphane Richard,  ex-bras droit de Christine Lagarde à Bercy, a été nommé à la tête d'Orange sous
le précédent gouvernement.

François Hollande
a aussi réfuté tout immobilisme sur la question des retraites, tout en restant
prudent sur celles des fonctionnaires. Il plaide pour un allongement de la durée
de cotisation. Le rapport Moreau plaide pour 44 ans au lieu de 41,5. Sur Radio
Classique, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, estime qu'on écrase
les salariés au deux bouts de la vie professionnelle : " On dégrade la situation
de l'emploi aux deux bouts, c'est-à-dire que les jeunes n'entrent pas dans le
travail, cotisent très peu car ils ont des faibles salaires et qu'on les oblige
à la précarité pendant 10 ans dans l'entrée de la vie active. Et à l'autre bout,
on écrase les pensions des retraités
".

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