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François Hollande relance le débat sur l'Europe fédérale

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François Hollande a développé sa vision d'une Europe fédérale dans une interview à plusieurs journaux européens mercredi. Il annonce par ailleurs que "le pire est passé" concernant la crise de l'euro. La droite y voit un recours à la méthode Coué. La gauche défend le projet européen du chef de l'Etat.
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Radio France
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"Le pire est passé " : déclaration du chef de l'Etat à propos de la crise de l'euro dans cette interview à échelle continentale puisqu'elle est en effet diffusée dans plusieurs pays. Alors qu'un nouveau sommet européen se tient à Bruxelles ce jeudi, François Hollande assure que celui de juin a porté ses fruits et que l'Europe est proche d'une sortie de crise. Méthode coué, réplique le député UMP de Haute et ancien ministre Laurent Wauquiez sur LCI : "c'est toujours une erreur de raconter des histoires avant qu'elles ne soient écrites. Je n'ai pas vu dans cette interview de voies précises sur le fait que la tempête de l'euro serait derrière nous ".

Ce sommet de juin est celui qui a inscrit dans le marbre le traité budgétaire européen, assorti d'une pacte de croissance négocié par François Hollande. D'où l'ironie de François Fillon sur Europe 1 :"entendre François Hollande expliquer qu'on est tout près de la sortie de crise grâce à un traité qu'il a combattu en permanence, avouez que c'est un peu étrange ".

Europe fédérale

François Hollande a par ailleurs développé sa vision européenne. Pour lui, l'Europe doit aller dans le sens du fédéralisme. Une perspective qui effraie toujours autant Marine Le Pen, qui l'a répété ce matin sur radio classique : "la vérité c'est que si on a une Europe fédérale, nous ne sommes plus un peuple capable de disposer de nous-même. Nous n'en avons plus la liberté".

Une illustration de ce que pourrait être une Europe fédérale, c'est la proposition allemande d'un ministre européen du Budget. La France perdrait-elle alors sa souveraineté dans ce domaine essentiel ? Non, répond l'actuel titulaire du portefeuille, Jérôme Cahuzac : "il ne s'agit pas pour ce responsable de dire : il doit y avoir sur telle mission tel budget. En revanche, il vérifierait que ce budget décline loyalement à l'égard de chacun de nos partenaires les engagements que la France aurait librement consenti ". Mais il refuse toute perspective de sanction.

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