Les images spectaculaires du Mauna Loa, plus grand volcan actif au monde, qui vient de se réveiller après 38 ans de sommeil

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Situé sur l'archipel d'Hawaï, en plein océan Pacifique, le volcan est entré en éruption dimanche 27 novembre, un peu moins de quarante ans après son dernier réveil. Un évènement sans grand danger puisqu’aucune ville n’est sur la trajectoire des coulées de lave et qui attire les amateurs de sensations fortes.

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Radio France
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Le volcan Mauna Loa en éruption, sur l'archipel d'Hawaï, le 29 novembre 2022. (HANDOUT / US GEOLOGICAL SURVEY via AFP)

C'est un géant qui, en ce moment, fait l’objet d’une fascination mondiale : le Mauna Loa sur l'archipel d'Hawaï dans le Pacifique, le plus grand volcan actif connu, crache sans discontinuer depuis quatre jours d’impressionnantes coulées de lave.

Et tout dans cet évènement est démesuré : le fait que la dernière éruption de la "longue montagne", la signification de Mauna Loa, remonte à près de 40 ans, en 1984, la hauteur des jets de lave, 25 à 50 mètres de haut, la température aussi, plus de 1 000°C... Et puis tout simplement le gabarit du Mauna Loa : il culmine à 4 170 mètres d'altitude... et s'élève à 17 kilomètres au-dessus de sa base, qui s'enfonce dans le plancher océanique. 

Et plus les jours passent, plus le spectacle est captivant, hypnotisant même quand on se prend à contempler ces gerbes de magma orange fluo jaillir des entrailles de la terre comme des fontaines. C’est beau, assez magique et surtout très télégénique. Ainsi on trouve des vues de l’éruption sous absolument toutes les coutures : au sol, en hélicoptère, par drone, en caméra thermique et même vu de l’espace, grâce aux satellites d’observation Copernicus et Sentinel, des images partagées par milliers sur les réseaux sociaux dans toutes les langues, et tous les pays. Et qui feraient presque oublier le danger.

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Certes, les villes les plus proches ne sont pas sur la trajectoire de la coulée de lave mais l’observatoire chargé de mesurer les concentrations de CO2 sur l’île a fait les frais des coupures de courant, et surtout les autorités mettent en garde les amateurs de sensations fortes qui se rendent actuellement par centaines sur le site, au plus près des failles : les gaz contenus dans les fumées rejetées par le volcan sont hautement toxiques, brûlent les yeux, provoquent maux de tête, toux et vertiges. Mais ce ne sont clairement pas ces mises en garde qui retiennent l’attention.

Si l’éruption du Mauna Loa captive autant, c’est d’abord parce qu’il est rare de pouvoir admirer un phénomène naturel sans que soit une catastrophe meurtrière, dévastatrice, dommageable à l’image des tornades ou des tempêtes. Et puis, beaucoup d’internautes notent que ce qui est fascinant dans ce spectacle, c’est aussi notre fragilité, notre vulnérabilité d’humains. Le Mauna Loa nous rappelle où nous sommes, sur quoi nous avons les pieds, une croute terrestre de quelques kilomètres posée sur un cœur en fusion, phénomène sur lequel nous n’avons absolument aucune prise. On peut maitriser la guerre, la faim, le réchauffement climatique, mais pas les pulsions magmatiques de la Terre. De quoi nous remettre efficacement, naturellement, à notre place.

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