"Je suis épuisé !" : au Canada, le cri du cœur d’un enfant lassé de pelleter de la neige fait l’unanimité sur Twitter et TikTok

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Après la tempête de neige qui s’est abattue sur l’est du Canada, Carter s’est retrouvé comme toute la population à devoir déneiger pour sortir de chez lui. Tâche "épuisante" a-t-il lancé à la télé locale, un cri du cœur vu des millions de fois et devenu l’incarnation d’une fatigue générale.

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Radio France
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Carter, 9 ans, interviewé par la chaîne CTV News. (CAPTURE D'ECRAN)

C’est la vidéo de la semaine, catégorie "sourire et dédramatisation". Elle a été filmée au Canada, à Toronto, trois millions d’habitants, où une énorme tempête de neige s’est abattue dimanche 16 et lundi 17 janvier, recouvrant la métropole de 30 à 40 centimètres de neige par endroits. Évidemment, les télévisions locales sont allées à la rencontre des sinistrés, et parmi tous les témoignages qui ont été diffusés, c’est celui de Carter Trozzolo, un garçon de 9 ans, qui a conquis les spectateurs par sa spontanéité. La chaîne CTV News l’a rencontré dehors, dans la rue où se situe sa maison, une grosse pelle dans les mains, en train de déneiger tout le trottoir, sans aucun émerveillement aucun face au manteau neigeux, bien au contraire.

Toutes les écoles étant fermées à cause de la tempête, Carter explique aux journalistes : "Franchement, là, je préfèrerais vraiment être à l’école", parce que "pelleter dans le froid, c’est épuisant (…) mais je le fais pour moi, pour mes amis, pour des voisins sans doute, et très probablement pour des gens que je ne connais même pas, je suis épuisé." Ce "je suis épuisé", répété à chaque phrase, et souligné par un soupir exagéré a fait le bonheur des réseaux sociaux, où nombre de gens s’y sont reconnus, faisant des parallèles avec l’épidémie de Covid "épuisante", la peur d’être contaminé "épuisante", les tests, le port du masque, le distanciel, et les protocoles divers et variés, "épuisants".

En quelques heures, la vidéo a cumulé des millions de vues sur Twitter et TikTok, faisant le tour du monde anglophone, reprise par des télés en Australie ou encore en Irlande, et Carter, 9 ans est devenu sans l’avoir prévu l’incarnation comique, drôlatique d’un épuisement généralisé bien réel. "Sans le vouloir, conclut sa mère, retrouvée par CTV le lendemain de l'interview, je pense que son cri de fatigue a su capter ce que ressentent beaucoup de gens, cet épuisement dans lequel beaucoup d’entre nous peuvent se reconnaitre en ce moment."

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