L'édito politique, France info

Les européennes : l'UMP espère surfer sur la vague bleue des municipales

Passer d'une vague à l'autre. C'est clairement l'objectif affiché par le Président de l'UMP qui appelle à un nouveau vote sanction. Une nouvelle vague bleue pour un nouveau naufrage rose.

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Jean-François Copé est bien conscient qu'il a deux adversaires dans cette
élection : le PS, certes, mais aussi et surtout le Front National. Le FN dans le collimateur de l'UMP donc alors que c'est le parti de Marine Le
Pen qui pourrait surfer sur une vague plus grosse encore qu'à l'UMP. Une
déferlante bleue marine même si l'on en croit les sondages alors que les
européennes sont souvent des élections défouloir.

Le Front National est
crédité de 22 à 24% des voix. Il pourrait ainsi doubler son meilleur score de

  1. Et même arriver en tête, devant l'UMP d'après l'institut IFOP. Mais
    ces enquêtes sont à prendre avec des pincettes, les deux partis étant dans un
    mouchoir de poche. Le PS lui serait sévèrement sanctionné, et arriverait en
    3eme position.

L'UMP qui craint donc d'être doublé sur sa droite par le FN alors que le
parti a eu du mal à fixer sa stratégie pour le scrutin du 25 mai prochain

Tout a tourné à l'exercice de contorsion. Le douloureux choix des têtes de
listes. Celui du slogan, "pour la France, agir en Europe" alors que
Jean-François Copé souhaitait une formule différente : "j'aime tellement
l'Europe que j'en veux une autre
". Le choix de la ligne politique surtout. Les questions européennes ont toujours tourné à la foire d'empoigne à droite
entre souverainistes et fédéralistes.

Un modus vivendi a finalement été trouvé
: une Europe à géométrie variable. Un plus petit dénominateur commun qui passe
par la fin de l'élargissement -un non à l'entrée de la Turquie donc- mais aussi
un renforcement du couple franco-allemand ou une réforme de l'espace Shengen. Mais pas question de critiquer trop fort le fonctionnement de l'Union
Européenne.

Tenter de séduire les électeurs du Front national sans pour autant chasser
sur les terres frontistes. Ne pas apparaître trop europhile, ni europhobe. Voilà la ligne de crête de l'UMP pour la campagne. Une campagne qui commence à
l'imprimerie : six millions de tracts seront distribués, 500.000 affiches
collées. Une mobilisation qui passe aussi par les pupitres et tribunes. Une
centaine de réunions publiques sont programmées jusqu'au meeting parisien du 21
mai.

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