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Info médias. Qui produit les contenus de "Biba" et "Marie France" ?

Depuis le rachat de ces magazines par le groupe Reworld Media, la production est externalisée.

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Jérôme Doncieux, président-fondateur d\'ETX Studio (anciennement Relaxnews), en 2008 à Paris. 
Jérôme Doncieux, président-fondateur d'ETX Studio (anciennement Relaxnews), en 2008 à Paris.  (BERTRAND GUAY / AFP)

L'été dernier, Mondadori, numéro de la presse magazine en France, vendait ses titres à Reworld Media : Grazia, Closer, Auto-Plus, Télé-Star ou Biba. Les deux tiers des journalistes du groupe avaient alors préféré partir, faisant jouer la clause de cession pour leur permettre de toucher des indemnités. La raison de leur départ ? Les méthodes de Reworld, qui, selon eux, fabriquerait des contenus publicitaires, au détriment de l'éditorial. L'entreprise pousserait par ailleurs la rédaction à démissionner, afin de confier les contenus à un sous-traitant, plus docile et moins coûteux.

"Nous sommes une agence de presse"

Ce sous-traitant s'appelle ETX Studio et il sort du silence pour mettre les choses au point : "Nous sommes une agence de presse, au même titre que l'AFP, qui dépend des services du Premier ministre. La soixantaine de personnes que nous employons sont des journalistes, et nous avons avec nous un déontologue qui est une grande figure de la presse, Denis Jeambar, l'ancien patron de L'Express", précise Jérôme Doncieux, son président-fondateur. Il assume parfaitement le terme "externalisation", qui "n'est pas un gros mot", dit-il. "La preuve, poursuit  Jérôme DoncieuxSpace X est une fusée externalisée !". 

ETX Studio produit des contenus clé en main à Biba et Marie France : "Ils sont de grande qualité et appréciés des lectrices. D'ailleurs la baisse des ventes a été stoppée". Mais alors pourquoi ces critiques ? "Ce sont des amalgames injustes", selon Jérôme Doncieux, qui assure ne pas avoir d'information sur l'avenir de Grazia, autre titre de Reworld porté disparu depuis fin mars et dont la rédaction craint la fermeture. "Je ne suis pas concerné par le projet", explique-t-il.

Jérôme Doncieux, président-fondateur d\'ETX Studio (anciennement Relaxnews), en 2008 à Paris. 
Jérôme Doncieux, président-fondateur d'ETX Studio (anciennement Relaxnews), en 2008 à Paris.  (BERTRAND GUAY / AFP)