Culture d'été. "Ennio", un documentaire en l'honneur du maestro Morricone

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Le très beau et riche documentaire de Giuseppe Tornatore sur Ennio Morricone, disparu en 2020, sort dans les salles françaises mercredi 6 juillet.

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Radio France
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Le compositeur Ennio Morricone. (TIZIANA FABI / AFP)

Cinq ans de tournage (entre 2015 et 2020) et près de 70 interviews auront été nécessaires au réalisateur italien pour ce documentaire intitulé Ennio. Et parmi les éminentes personnes interrogées, Ennio Morricone lui-même, en fil rouge du film qui revient d'abord sur son enfance dans le quartier du Trastevere à Rome, sa formation de trompettiste, comme son père. Il rêve de musique classique, mais ne peut en vivre et se tourne vers les arrangements, pour la RAI ou les vedettes de variétés de l'époque, comme Gianni Morandi, interrogé dans le film.

En 1961, alors âgé de 33 ans, Ennio Morricone signe sa première bande originale de film, la première d'une très longue série, plus de 500 musiques de films ou de séries, et compose pour Bertolucci, Pasolini, Argento, Bellocchio... Mais la rencontre la plus légendaire sera celle avec son ancien camarade de classe, un certain Sergio Leone, et le reste, comme on dit, appartient à l'histoire.

Beaucoup d'intervenants prestigieux sont là, de Quentin Tarantino à Bruce Springsteen, en passant par Joan Baez, Clint Eastwood, ou Oliver Stone, et on comprend qu'Ennio Morricone a d'abord souffert du snobisme de ses anciens profs du conservatoire, jugeant son travail "trop commercial", et qu'il a ensuite longtemps été complexé de n'être "que" compositeur de musiques de films, malgré une œuvre prolifique et connue du plus grand nombre. Deux Oscars en 2007 et 2015 lui offriront une reconnaissance tardive, et ce très beau documentaire, long de 2h40 mais qui file à toute vitesse, rend le plus bel hommage possible à sa carrière.


 

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