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Histoires d'info. "Les Demoiselles de Rochefort", une inspiration de "La La Land"

Jacques Demy est une référence assumée du réalisateur de "La La Land", et plus particulièrement d’un de ses films les plus célèbres dont la présentation est un événement à Paris, il y a 50 ans, en mars 1967.

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Catherine Deneuve (à gauche) et Françoise Dorléac, à la première du film \"Les demoiselles de Rochefort\" , le 8 mars 1967 à Paris.
Catherine Deneuve (à gauche) et Françoise Dorléac, à la première du film "Les demoiselles de Rochefort" , le 8 mars 1967 à Paris. (AFP)

En mars 1967, à l'avant-première des Demoiselles de Rochefort, de Jacques Demy, on pouvait voir les célèbrités défiler : "Abandonnant leur parapluie à Cherbourg, deux débutantes célèbres ont présenté leurs ombrelles de demoiselles de Rochefort. Pierre Lazareff, Maurice Chevallier, Charles Aznavour et madame, François Truffaut, Jean Marais... Balais de photographes en avant première et les demoiselles, ravies... On les regarde danser."


Dans une belle chorégraphie par-delà l’océan Atlantique, La La Land rend hommage à Jacques Demy, qui lui-même rendait hommage aux comédies musicales hollywoodiennes par la présence sur l’écran de George Chakiris, le fameux Bernardo de West Side Story, et évidemment de la légende Gene Kelly, quasiment dans son propre rôle, aux côtés de Catherine Deneuve et Françoise Dorléac.

La critique est dithyrambique pour La La Land

La critique est également très positive pour Les Demoiselles de Rochefort. Le Masque et la Plume, sur France Inter, présenté il y a 50 ans par Michel Polac, est unanime : "Voilà un film qui a coûté très cher, qui est un film très riche. Où il y a beaucoup de monde, beaucoup de couleurs, qui s'appelle, Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy."

Le film connaîtra un grand succès, moindre que Peau d’Âne le plus grand succès de Demy, mais un film qui marquera des générations et des générations de cinéphiles. Un film qui plaira par le bonheur et son happy end, qui peut trancher avec La La Land. Mais ce serait oublier, dans Les Demoiselles de Rochefort, la mélancolie qui affleure derrière les sourires, les histoires d’amour ratées par les hasards de la vie. Ce serait oublier, aussi,  que les Demoiselles devaient au départ très mal finir. Jacques Demy avait d’abord envisagé que Jacques Perrin meure écrasé par les camions des forains.

Catherine Deneuve (à gauche) et Françoise Dorléac, à la première du film \"Les demoiselles de Rochefort\" , le 8 mars 1967 à Paris.
Catherine Deneuve (à gauche) et Françoise Dorléac, à la première du film "Les demoiselles de Rochefort" , le 8 mars 1967 à Paris. (AFP)