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Histoires d'info. La question de l'uniforme à l'école

Le débat sur le port de l'uniforme à l'école n'est pas nouveau. La question est abordée dans les années 2000 où, déjà, les avis divergent.

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Le maire de Provins Olivier Lavenka signant le procès verbal de la consultation pour le port de l\'uniforme, le 2 juin 2018.
Le maire de Provins Olivier Lavenka signant le procès verbal de la consultation pour le port de l'uniforme, le 2 juin 2018. (LE PARISIEN / MAXPPP)

Il a fait un retour au début du mois de juin, au moins dans l’actualité : l’uniforme à l’école. En Seine-et-Marne, à Provins, les parents d’élèves de six écoles élémentaires de la ville ont approuvé à plus de 62% le port de l’uniforme, non obligatoire, au retour des vacances de la Toussaint 2018. Beaucoup de médias ont évoqué un "retour de l’uniforme", alors qu'il n’a jamais été obligatoire en France, sauf en outre-mer. Ce n’est pas mai 1968 qui a fait disparaître les fameux uniformes, contrairement aux idées reçues. On parle pour autant d'un retour de la proposition de doter les élèves d’un uniforme dans les écoles.

Le port de l'uniforme à l'école ne fait pas l'unanimité

François Fillon et Marine Le Pen s’étaient prononcés en ce sens pendant la dernière campagne présidentielle mais on retrouvait cette idée il y a déjà quinze ans, et dans la tête d’un ministre en exercice, Xavier Darcos, qui était favorable au port d'un uniforme, "un grand t-shirt siglé d'un slogan rappelant à chaque élève qu'il est en classe et non dans la rue."

Mais il est immédiatement recadré par le ministre de l'Education nationale de l'époque, Luc Ferry : "Le vrai projet en termes de philosophie de l'éducation n'est pas de revenir en arrière. Tout ce qui défendra la République en disant que le seul moyen de la défendre c'est de revenir aux blouses grises, au stylo plume Sergent-Major, de revenir à la troisième République affaiblira l'idée républicaine. Il faut au contraire enraciner cette idée dans l'avenir", expliquait-il. 

Toutefois, derrière ce refus se cache un paradoxe : l’uniforme est jugé rétrograde selon ce ministre, alors que, rappelons-le, mettre un uniforme aux écoliers seraient, en réalité inédit puisque ce dernier n'a jamais été obligatoire.

Le maire de Provins Olivier Lavenka signant le procès verbal de la consultation pour le port de l\'uniforme, le 2 juin 2018.
Le maire de Provins Olivier Lavenka signant le procès verbal de la consultation pour le port de l'uniforme, le 2 juin 2018. (LE PARISIEN / MAXPPP)