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En direct du monde. Aux Etats-Unis, un conspirationniste d'extrême droite exclu par plusieurs géants d'internet

Les vidéos controversées d'Alex Jones ont déjà été interdites par Facebook, YouTube, Apple ou Spotify.

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Alex Jones, mégaphone en main, dans les rues de Cleveland (Ohio) en juillet 2016. (Illustration)
Alex Jones, mégaphone en main, dans les rues de Cleveland (Ohio) en juillet 2016. (Illustration) (BRIAN BLANCO / EPA)

Alex Jones est un polémiste américain et un provocateur d’extrême droite. Dans ses discours, souvent haineux, il se pose en défenseur de Dieu et de l’Occident. Il est devenu une célébrité via internet après avoir lancé son site InfoWars et plusieurs chaînes, notamment sur YouTube où il avait près de 2 millions et demi d’abonnés.

Dans ces vidéos, il hurle au micro des propos particulièrement violents contre les musulmans, les homosexuels, ou contre les immigrés : "Je préférerai aller en enfer plutôt que de rester ici à regarder notre pays et le monde soumis à ces sauvages, je n'en peux plus, vous êtes les ennemis de l’Occident, on va vous foutre dehors, on arrive…" 

Adepte des théories du complot

Le Texan de 44 ans est aussi un adepte des théories du complot. Pour lui, le gouvernement américain aurait commandité les attaques du 11-Septembre, et il a particulièrement choqué en qualifiant de mise en scène la tuerie dans l’école primaire de Sandy Hook en décembre 2012.

Les géants de l’internet l’ont toléré pendant des mois, au nom de la liberté d’expression, sacro-sainte aux États-Unis. Mais après des mois de critiques, plusieurs d'entre eux ont fini par l’exclure de leurs plateformes. Ils ont finalement estimé que la violence de ses propos contre les musulmans, les immigrés ou les homosexuels n’était plus tolérable.

Facebook a d’ailleurs insisté : ce ne sont pas les théories du complot, mais bien la nature de son discours, glorifiant la violence et utilisant un langage déshumanisant, qui ont poussé le réseau social à agir.

Toujours présent sur Twitter

Depuis son éviction des plateformes, Alex Jones a reçu le soutien de plusieurs sites d’extrême droite. Ces derniers dénoncent une purge contre les conservateurs, un complot des géants de la technologie et des démocrates contre ceux qui les critiques.

Alex Jones est lui-même très proche de ces groupes d’extrême droite, et soutient Donald Trump à qui il fait souvent référence dans ses vidéos. "On remercie Dieu pour Donald Trump parce qu’il s’engage à fond dans le combat médiatique et culturel contre les ennemis », affirme-t-il notamment dans l'une d'elles.

Parmi les ennemis évoqués par Alex Jones figure Hillary Clinton. L’ancienne candidate démocrate à la présidentielle est l’une de ses bêtes noires : "Ce sont des démons, c’est une invasion intergalactique depuis l’espace, ces gens ne sont pas des êtres humains, ok ? Hillary Clinton est un putain de démon !" 

Mais malgré tous ces propos, Alex Jones n’est pas exclu par tous les réseaux sociaux. Twitter a annoncé qu'il ne suspendrait pas ses comptes car ils ne violent pas, pour l’instant, son règlement et parce qu'il les considère utiles au débat public.

Alex Jones, mégaphone en main, dans les rues de Cleveland (Ohio) en juillet 2016. (Illustration)
Alex Jones, mégaphone en main, dans les rues de Cleveland (Ohio) en juillet 2016. (Illustration) (BRIAN BLANCO / EPA)