Le défi des sauveteurs en mer de l'île de Ré : un relais de 22 heures à la nage

Près de 40% des noyades en France se produisent en mer dans la bande des 300 mètres d'après Santé Publique France. Sauver des vies, c'est la mission quotidienne des sauveteurs en mer, pour mettre en lumière leur métier, ils se lancent le défi de rallier l'Île de Ré aux Sables d'Olonne à la nage.
Article rédigé par France Info
Radio France
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Les sauveteurs en mer de l'Ile de Ré se lancent le défi de rejoindre leur île à la nage, en relais, en partant des Sables-d'Olonne pour mettre en lumière leur métier. Photo d'illustration (MAXIME GLORIEUX / FRANCE-BLEU ARMORIQUE)

Jonathan, Clément, Hugo, Denis, Mathilde… Ils sont 11 sauveteurs en mer de l’Île de Ré et vendredi 15 septembre, ils sauteront à l’eau direction les Sables-d’Olonne pour rejoindre l’Île de Ré à la nage, en 22 heures, en relais. But de la manœuvre : mettre un coup de projecteur sur l'engagement des sauveteurs en mer.

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Ces sortent souvent en mer quand tout le monde rentre, quand la mer est dangereuse et les conditions dantesques pour secourir un véliplanchiste emporté par le vent, des imprudents parfois mais aussi de bons marins victimes d’un coup de vent qui se lève ou d’un mât qui tombe. Leur devise pourrait être : "sauver ou mourir", mais pour ça il faut avoir confiance les uns dans les autres, faire équipe, parce qu’on ne peut pas à la fois piloter les bateaux aux coques orangées tout en lâchant la barre pour récupérer une victime ou transmettre des informations à la radio. Seul, en mer, on ne peut rien faire.

Ils partent à 11 et ils espèrent arriver à 50, 100 ou plus, jusqu’en Bretagne, et peut-être dans quelques années... en Méditerranée. Nager ensemble pour se faire plaisir, et montrer leur cohésion. Celle de 9 000 sauveteurs prêts à intervenir 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 grâce aux donateurs qui financent 80% du budget de la Société nationale des sauveteurs en mer, la SNSM. Sauveteurs bénévoles et fiers de l’être, parce que leur richesse ce sont les 32 000 personnes secourues chaque année. Et une bande de copains pour oublier ceux pour qui ils arrivent trop tard…

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La mort en mer fut si longtemps une fatalité que le terme même de sauvetage n’apparut qu’au XVIIIe siècle. Les sauveteurs sont une pure construction humaine née de l’impérieuse nécessité de secours entre gens de la mer mais aussi désormais de solidarité avec tous ceux qui, fuyant la misère ou la guerre, se retrouvent, eux aussi, bien malgré eux, à prendre la mer, quand la mer ne les prend pas.

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