C'est mon budget vacances. Echanger sa maison pour découvrir de nouveaux horizons gratuitement

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Tout l'été, franceinfo vous donne des bons plans pour des vacances à petit budget. Aujourd'hui, on échange notre logement pour séjourner chez quelqu'un gratuitement. Environ 40 000 Français le font chaque année. 

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Radio France
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Une maison de La Baule en Loire-Atlantique, en mars 2020 (LOIC VENANCE / AFP)

Des séjours gratuits dans une maison à l'autre bout de la France ou à l'autre bout du monde, c'est possible en échangeant sa maison. La première fois, Valérie et sa famille sont partis en Écosse. Cet été, ils sont en Islande, l'an prochain, peut-être aux États-Unis. Depuis une douzaine d'années, Valérie, son mari, ses deux enfants ont échangé leur maison à 55 reprises, surtout en France et en Europe.

"Il faut avoir une idée un peu générale, un peu vague, par exemple la montagne, le bord de mer, la ville, explique Valérie. Ensuite il faut chercher avec un éventail assez large. Si on reste fixé sur une destination, on n'est pas sûr de trouver l'échangeur avec qui on va s'entendre."

Maison pour maison

Des jours de vacances, mais des moyens parfois limités. Ce sont des enseignants qui ont inventé le concept il y a 70 ans. Les sites Intervac et HomeLink sont des pionniers. Le principe est resté le même : Valérie verse une cotisation d'une centaine d'euros par an. Elle tient à être adhérente, une vraie garantie pour des séjours réussis. Ensuite, l'hébergement, c'est cadeau. "Évidemment l'impact financier est énorme, parce que loger une famille de quatre personnes, que ce soit pour les gens qui viennent chez nous en région parisienne ou de l'autre côté, nous en Italie, en Espagne, dans des grandes villes, c'est une économie susbtantielle pour les vacances", détaille Valérie.

"L'argent qu'on ne met pas dans le logement, on peut l'utiliser pour sortir davantage ou s'offrir un restaurant."

Valérie, échangeuse de maisons

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Et puis, on est un peu comme à la maison. Cela fait partie des avantages de la formule. "On est une famille et on échange une maison avec une autre famille. Ce qui veut dire que quand on a des enfants jeunes, ce qui était notre cas en 2009, on n'arrive pas dans un lieu anonyme où les enfants vont vite s'embêter, souligne Valérie. À Bruxelles, on a eu du mal à faire sortir nos enfants de la maison, parce qu'ils étaient tellement contents de se déguiser, de jouer au train et aux marionnettes."

Bien sûr, il y a quelques contraintes : une propreté rigoureuse, faire de la place dans les placards pour les arrivants et penser à un petit cadeau de bienvenue. Les Français n'ont que l'embarras du choix, entre une bonne bouteille et un produit du terroir.

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