Un forfait télétravail pour booster le travail dans les espaces de coworking

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Une proposition de loi pourrait être examiné au début de l’année, au mieux, pour une entrée en vigueur à la fin de 2022.

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Radio France
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 Un espace de coworking à Nantes (Loire-Atlantique). (MARC ROGER / MAXPPP)

Au moment où le gouvernement demande aux entreprises de ne pas faiblir sur le télétravail, brandissant même la perspective d’une obligation, une députée de la majorité propose la création d’un forfait télétravail pour booster le travail dans les espaces de coworking. Ce serait une carte prépayée qu’il suffirait de présenter à l’entrée du centre de coworking ou du télé-centre le plus proche de son domicile. Une carte entièrement financée par l’employeur, bien sûr, sans qu’il en coûte un centime au salarié. L’employeur lui, ne paierait aucune cotisation sociale sur le montant versé.

Une solution qui permettrait à ceux qui n’ont pas assez de place ou de calme à la maison de pratiquer le télétravail – ainsi que le gouvernement le demande pour ralentir la progression du virus – et de ne pas avoir à se rendre au siège de la société. Le forfait télétravail, une proposition de loi déposée par la député La République en marche de Haute-Savoie, Frédérique Bardet, n’est pas pour tout de suite. Le texte pourrait être examiné au début de l’année, au mieux, pour une entrée en vigueur à la fin de 2022. Mais le contexte actuel lui redonne un caractère d’urgence évident.

L'indemnisation actuelle ne couvre que les frais engagés au domicile


Pourtant, la loi prévoit déjà une indemnisation des télétravailleurs. Les entreprises peuvent déjà verser une indemnisation télétravail défiscalisée et exonérée de charge de 2,50 euros par jour et de 550 euros maximum par an. Mais pour la députée de Haute-Savoie, il y a là une injustice. Cette indemnité ne couvre que les frais engagés au domicile. Or, beaucoup de salariés, notamment parmi les plus jeunes, n’ont pas l’espace suffisant chez eux pour pratiquer efficacement le télétravail. Ceux-là n’ont donc d’autre choix que de revenir au bureau. C’est donc la nouveauté de ce texte : couvrir les frais engagés par le travailleur quand il va dans un télé-centre ou dans un espace de coworking. Une façon très claire de profiter de la dynamique de ces tiers lieux. Il en existe près de 3 000 en France.

Sur la base du volontariat, il devrait être mise en place par un accord d’entreprise qui déteminerait les conditions de sa mise en place. Les entreprises pourraient jouer le jeu. Pour Frédérique Bardet, un tel forfait rassurerait les entreprises sur le fait que leurs employés travaillent vraiment quand ils sont en télétravail. Le fait de les savoir dans un espace de coworking leur assurerait qu’ils travaillent dans de bonnes conditions, ce qui est forcément bénéfique à l’entreprise.

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