"Smartphone ID", un site pour faire soi-même ses photos d'identité

écouter (2min)

Tout l'été dans C'est mon boulot, des idées de business originales, des créations d'entreprise qui répondent à l'air du temps. Vendredi 5 août, le portrait d'Emile Menetrey, qui a lancé une application pour faire des photos d'identité soi-même, avec son smartphone.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Un homme prend une photo de son visage avec un smartphone. (PICTURE ALLIANCE / PICTURE ALLIANCE via GETTYIMAGES)

Emile Menetrey a eu l'idée de Smartphone ID parce que l'un de ses amis, en fauteuil roulant, avait besoin de faire refaire des papiers d'identité. Tout était faisable en ligne, sauf la photo, pour laquelle il fallait se déplacer. D'où une appli pour éviter ça. "La personne fait sa photo. Nous on la valide et quand la photo est validée aux normes administratives, on l'envoie à l'administration, notamment l'ANTS, l'Agence nationale des titres sécurisés, qui est en charge de la fabrication du permis de conduire", déclare Emile Menetrey. Et la photo ne vaut pas que pour les permis de conduire mais pour tous les documents officiels.

L'affaire paraît simple, mais il a fallu faire travailler trois doctorants pour rendre le service opérationnel. Emile Menetrey est un autodidacte, qui vient au départ de l'univers du Minitel. Il est entouré aujourd'hui de 17 salariés dont huit ingénieurs et d'un professeur de Centrale qui a travaillé pendant 25 ans sur la biométrie.

L'application existe aujourd'hui en douze langues et fonctionne pour tous les visas du monde. Elle marche très bien dans les territoires ruraux ou pour les personnes en Ehpad, tous ceux qui ont du mal à se déplacer. L'entreprise connaît tous les mois une croissance à deux chiffres, avec plusieurs milliers de téléchargements par jour. Elle permet d'économiser du temps et de l'argent. Ce qui fait dire à Emile Menetrey qu'il est en train d'écrire une nouvelle page d'histoire.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.