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Santé : et si un accident cardiaque survient sur votre lieu de travail ?

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Les accidents cardiaques font 40 000 victimes par an. S'ils surviennent surtout dans les lieux publics, et surtout dans les gares, les lieux de travail ne sont pas épargnés.

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Radio France
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Un défibrillateur à Radio France. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Les lieux de travail ne sont pas épargnés par les accidents cardiaques, même s'ils y y sont plutôt moins fréquents qu'ailleurs. Selon Céline Dagrenat, médecin du travail et membre de l'association Cœur et travail, qui a consacré sa thèse à la question, environ 5% des morts par accident cardiaque surviendraient sur le lieu de travail.
Parce la population active est en moyenne plus jeune et en meilleure santé que la population générale, elle est mieux suivie. Les victimes sont secourues plus rapidement que sur la voie publique grâce à la présence de collègues – et notamment de collègues formés aux premiers secours, obligatoires dans toute entreprise de plus de 20 salariés.

Les défibrillateurs ne sont pas obligatoires en entreprise, même si la responsabilité de l'employeur pourra être engagée s'il n'en n'a pas prévu. Notamment s'il compte un grand nombre de salariés âgés, si les tâches à accomplir sont physiques, s'il y a des sources de chaleur ou bien des risques électriques, ou encore si les centres de secours sont loin. Dans ces cas-là, l'employeur qui n'aura pas équipé les locaux d'un défibrillateur pourra être poursuivi parce qu'il n'aura pas mis tout en œuvre pour préserver la santé et la sécurité de ses salariés.

Première chose : alerter les secours

Mais même s'il y a un défibrillateur, encore faut-il savoir s'en servir. "Tout le monde peut l'utiliser, explique le docteur Céline Dagrenat. Il y a des dessins, c'est accessible à n'importe qui. Sauf que dans l'urgence, si on ne l'a jamais utilisé, on sera moins efficace que si on s'est déjà entraîné sur un mannequin."

Que faire si un collègue est pris d'un malaise cardiaque ? Les signes qui doivent alerter, c'est que la personne est inconsciente et qu'elle ne respire plus. Pas la peine de chercher le pouls, c'est une perte de temps. La toute première des choses est d'alerter les secours. S'il y a un défibrillateur, on envoie un collègue le chercher. Un troisième commence le massage cardiaque. Et on se relaie. Les pompiers eux-mêmes se relaient toutes les deux minutes. C'est très fatigant. Quatre victimes sur cinq ayant survécu à un arrêt cardiaque ont bénéficié de ces gestes qui sauvent.

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