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Reconversion professionnelle : la coiffeuse est devenue thanatopractrice

Gros plan aujourd'hui sur une... thanatopractrice. Pendant vingt ans, elle a été coiffeuse. Le nouveau métier d'Agnès : rendre les morts présentables.
Article rédigé par Philippe Duport
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 265 min
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Des thanatopracteurs, il y en a environ 700 en France. Un métier qui s'est développé dans les années 60, inventé par un pharmacien français au XIXème siècle.

Chaque année on en forme une cinquantaine. Leur métier : rendre les défunts présentables. Dans 40% des cas, ce sont des salariés qui faisaient autre chose avant. Ils travaillaient dans la banque, des commerciaux, des gens du bâtiment aussi ! Un métier de plus en plus féminin. J'ai voulu savoir ce qui les motivait, à quoi ressemblait leur vie de tous les jours, quand ils vont au boulot. Et j'ai rencontré Agnès Wallet, 40 ans, jeune maman. Avant de coiffer, de maquiller et de soigner les morts, elle coiffait les vivants. Vingt ans le même salon, à Magny en Vexin. Et puis elle en a eu assez. Elle parle de la difficulté à habiller les morts, le poids, le mal qu'elle a à parler de son métier à ses proches, à partager ses soucis professionnels.

Agnès a été formée à l'Institut français de thanatopraxie, à Garges-lès-Gonesses. Trois mois de formation théorique pour préparer un concours, puis douze mois sur le terrain.

Les thanatopracteurs peuvent gagner jusqu'à 2.500 euros par mois, voire plus, avec de l'expérience. Et ça dépend aussi des "heures supp"" que l'on fait.
La plupart sont salariés, mais il y a aussi des artisans. Quand à la formation, elle est assez chère, 10.000 euros pour certaines écoles, mais les Fongecif et autre Pôle emploi peuvent prendre en charge tout ou partie.
Et puis il y a d'autres métiers dans ce secteur qui ne connaîtra jamais la crise. Plus d'informations sur deces-infos.fr

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