C'est mon boulot, France info

Les nouvelles raisons du malaise des cadres

"Le malaise des cadres", c'est un sujet qui revient souvent à la une des magazines. Sauf que là, les indices s'accumulent : la situation serait sérieuse. C'est en tout cas la thèse d'une enquête publiée aujourd'hui.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
(©)

Une enquête menée par un sociologue. Deux cents entretiens avec des cadres qui confient leur malaise. Ca s'appelle "Le silence des cadres" (Vuibert).

 

Et quand ils sortent du silence, c'est pour dire que leurs avantages ont fondu, les augmentations sont en berne, leur vie privée est mitée par des nouvelles technologies envahissantes. Bref, des cadres qui fatiguent et qui doutent.

Et leur malaise est révélé par de nombreux indices : de plus en plus de salariés rechignent à devenir cadres. C'est le Cereq, un centre de recherche très sérieux sur le monde du travail, qui disait ça l'an dernier. Tout récemment, alerte au burn out. Le cabinet Technologia affirmait que plus de trois millions de Français risquaient l'épuisement professionnel. En première ligne, devinez, les cadres... 20 % d'entre eux pourraient flirter avec le burn out.

Quand au nerf la guerre, l'argent, là non plus ça n'est pas la joie : plus d'un cadre sur deux a renoncé à demander une augmentation cette année, selon le dernier baromètre Cadremploi Ifop. Comme si les cadres avaient baissé les bras. D'après Denis Monneuse, sociologue, l'auteur de cette enquête, les cadres se plaignent en outre de n'être managé que sur leurs résultats, d'être laissés seuls, de ce qu'ils appellent un "management Excel".

L'auteur observe deux mouvements parallèles. D'abord le surprésentéisme. Des cadres qui serrent les dents, qui tiennent le coup. Plutôt les cadres supérieurs, qui travaillent tout le temps, même quand ils sont malades. Qui font des horaires de dingue. Et puis les cadres moyens et intermédiaires qui, eux, auraient tendance à "lâcher l'affaire"

Denis Monneuse dirige le cabinet de conseil "Poil à gratter".

300 euros

C'est le prix d'une plainte devant les tribunaux du travail au Royaume-Uni. Depuis un an, il faut payer pour aller devant la justice du travail de l'autre côté de la Manche. Résultat : 79% de plaintes en moins, rapporte le site Métis Europe. Une vrai catastrophe, selon les syndicats : les salariés sont découragés à l'idée de porter plainte.

5.000 emplois

Le luxe français reste en forme. Il a donc créé 5.000 emplois depuis 2009, selon le cabinet Trendéo. Pas très loin derrière l'aéronautique. Mieux en tout cas que l'ensemble de l'industrie, qui a perdu 62 000 emplois l'an dernier. Le luxe embauche, surtout les PME, affirme Trendéo.

(©)