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Les éoliennes vont continuer à souffler sur l'emploi

Toute la semaine zoom sur les nouveaux métiers de la transition énergétique, avant l'ouverture, lundi à Katowice, en Pologne, de la COP24. 

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Techniciens sur des éoliennes d\'Engie en 2017 à Radenac (Morbihan).
Techniciens sur des éoliennes d'Engie en 2017 à Radenac (Morbihan). (DAMIEN MEYER / AFP)
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Emmanuel Macron a annoncé mardi 27 novembre le triplement des crédits alloués à l'éolien terrestre. L'industrie du vent à elle seule, ce sont quatre nouveaux emplois par jour. Les professionnels de la filière sont fiers de ce chiffre.

Pourtant, l'éolien, ça n'est encore en France que 17 000 emplois. Mais ça monte vite : c'est 18% de plus qu'en 2015. Et surtout, les perspectives sont bonnes. Quelques exemples. Il y a quelques jours, la société Eoliennes en mer îles d'Yeu et Noirmoutier a enfin obtenu les autorisations qui vont lui permettre de démarrer. Engie parle de la création de 3 000 emplois directs et indirects. Le parc éolien du Tréport est en bonne voie : on table sur près de 900 emplois.

Selon la fédération professionnelle, rien que l'éolien offshore pourrait créer 10 000 emplois dans les prochaines années, même si la filière attend toujours les mesures de simplification promises par le gouvernement en janvier dernier. L'éolien a un gros potentiel en matière de création d'emplois. Ça, ça ne fait pas de doute.
C'est juste la date du décollage qui pose encore question.

Des métiers variés, et certains très haut perchés

Les métiers qui ont le plus le vent en poupe, c'est tout ce qui concerne les études et le développement. Pas étonnant : la France doit combler son retard, de nombreux sites en sont encore à l'état de projet. Viennent ensuite l'ingéniérie et la construction, suivi par la fabrication des composants. Et la maintenance des parcs, peut-être le métier le plus spectaculaire.

Tous les jours, par tous les temps - sauf quand il y a de l'orage - il faut monter au sommet des éoliennes par une échelle métallique située à l'intérieur de la colonne. Une cinquantaine de mètres qu'il faut gravir à la force du jarret, assuré par une double sécurité. Ça prend une quinzaine de minutes pour grimper là-haut. Avoir une bonne condition physique fait donc partie des qualités indispensables pour le job. Ne pas avoir le vertige bien sûr, savoir suffisamment d'anglais technique, et avoir suivi une formation type bac pro ou BTS dans les domaines électriques ou électromécanique.

Le salaire tourne autour de 2 000 euros et ceux qui font ce métier adorent travailler dans la nature, profiter de paysages toujours changeants... et ne pas se préoccuper de leur avenir professionnel : il va y avoir de plus en plus d'éoliennes en France, les annonces présidentielles d'hier l'ont confirmé.

Techniciens sur des éoliennes d\'Engie en 2017 à Radenac (Morbihan).
Techniciens sur des éoliennes d'Engie en 2017 à Radenac (Morbihan). (DAMIEN MEYER / AFP)