L'application Tinder collabore avec le gouvernement pour aider les jeunes à trouver un job d'été

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L'application de rencontres propose depuis jeudi aux 18-25 ans des messages spécifiques pour les orienter vers le site du gouvernement "1jeune1solution".

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Radio France
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Une personne s'apprête à cliquer sur le logo de l'application Tinder sur un téléphone portable à Kaarst (Allemagne), le 8 novembre 2017. (SASCHA STEINBACH / EPA)

Et si les jeunes trouvaient un job d'été via une application de rencontres ? C'est le pari que fait Tinder depuis jeudi 9 juin. Le dispositif s'adresse aux 18-25 ans et leur permet d'aller vers le site 1jeune1solution, sur lequel figure 70 000 offres d'emploi. L'opportunité est intéressante puisque 1,5 million de personnes - en majorité des jeunes - ont téléchargé Tinder.

"Quand les jeunes sont sur Tinder et qu'ils sont en train de balayer l'écran pour découvrir différents profils, ils vont tomber sur des publicités sous la forme de petites cartes", détaille Benjamin Puygrenier, responsable de la communication et du marketing de Tinder France. Il faudra pour cela avoir moins de 25 ans. Sur ces publicités, un message propose de balayer vers la droite pour trouver un job d'été. "À ce moment-là, ils sont renvoyés vers le site du gouvernement dans la section job d'été et peuvent postuler directement."

Une grande variété de secteurs concernés

Des jobs de serveur, caissier, aide-ménager, conducteur routier, électricien, vendeur ou encore boucher sont disponibles mais aussi tous les métiers du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration. "Cette idée vient d'une discussion avec mon apprenti, Miguel. Il a 22 ans et on échangeait sur les plus gros problèmes que les jeunes ont pu avoir ces dernières années", raconte Benjamin Puygrenier. Le premier évoqué par le jeune homme est l'emploi : "Si on pouvait donner une solution directe, il fallait le faire."

Il assure que les suggestions des jeunes sont "hyper importantes pour être en synchronisation avec leurs besoins" au quotidien. Ces besoins se ressentent aussi du côté des employeurs. Ainsi, début mai, il manquait 200 000 travailleurs dans la restauration en vue de la saison estivale.

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