Emploi : un Français sur quatre a l’intention de créer sa propre entreprise

De plus en plus de candidats veulent créer leur entreprise en France, selon un sondage à paraître jeudi 30 mars. Chez les jeunes, c’est presque un sur deux. Mais les femmes et les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville sont beaucoup plus hésitants.
Article rédigé par Philippe Duport
Radio France
Publié
Temps de lecture : 3 min
Un homme est en train de monter sa propre entreprise. (VANESSA MEYER / MAXPPP)

Chaque année, depuis 2019, on bat des records, en terme de création d’entreprise. On a dépassé le million l’an dernier, et ce sondage, commandé par BPI France et Go Entrepreneur, vient souligner ce phénomène. D’après cette enquête, 24 % des Français ont envie de reprendre une entreprise ou de se mettre à son compte. Un chiffre en hausse de trois points par rapport à l’an dernier.

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Mais chez les moins de trente ans, l’entrepreneuriat a encore plus la cote : quasiment un jeune sur deux – 49 % – se dit partant pour créer sa boîte un jour. Quand on interroge les candidats à la création ou à la reprise d’entreprise, c’est dans les deux ans à venir qu’ils veulent plonger dans le grand bain. Au total, ce sont plus de sept millions de Français qui déclarent vouloir créer ou reprendre une entreprise d’ici deux ans. Ils préfèrent ne pas le faire seuls : avec leur conjoint, un membre de leur famille, un ami. Entreprendre à plusieurs est la solution choisie par une majorité de candidats à l’entrepreneuriat.

Trois ans de vie sans accompagnement


Ils veulent se lancer dans le secteur dans lequel ils travaillent déjà, c'est la réponse numéro un. Viennent ensuite l’artisanat, le secteur culturel et l’hôtellerie et la restauration. Un gîte, un bar, un hôtel ou un restaurant, c’est ce qui vient en tête de liste pour les jeunes. Pourtant, tout le monde n’a pas envie de devenir entrepreneur : Marie-Adeline Peix, de BPI France, note qu’il y a un fort décalage entre les femmes et les hommes.

Si un Français sur trois est, d’après elle, dans la "chaîne entrepreneuriale", c’est-à-dire soit déjà entrepreneur soit intéressé par le statut, seule une femme sur quatre est dans ce cas et un habitant des quartiers sur cinq est dans cette position. Marie-Adeline Peix insiste sur l’importance d’être accompagné dans son projet. Sans accompagnement, une entreprise a une chance sur deux de mettre la clé sous la porte dans les trois ans de sa création. Avec un accompagnement, 70 % des entreprises créées sont toujours en vie trois ans après leur lancement.

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