C'est mon boulot, France info

C'est mon boulot. De l'informatique à la fabrication de produits cosmétiques bio

Tout l'été dans "C'est mon boulot" on s'intéresse à ceux qui ont changé de métier, changé de vie. Jeudi, Christophe Fargier qui après 25 ans passés dans l'informatique a lancé sa marque de cosmétiques bio, qu'il fabrique chez lui, dans un petit village du Tarn.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Fabrication des savons artisanaux Oppidum.
Fabrication des savons artisanaux Oppidum. (JJ.OREILLER)

Au départ il y a un retour à la nature. Quitter la région parisienne pour s'installer dans une ferme du Tarn. Continuer son travail de directeur commercial dans une grande boîte de l'informatique depuis 23 ans. Mais pour Christophe Fargier et son compagnon, cette nouvelle vie, campagnarde, en appelle une autre : "On s'est dit 'Ce qui serait top c'est de travailler pour nous-mêmes, d'être quelque part encore plus proches de ce que l'on aime, de notre maison, de nos chevaux'. Sans s'enfermer pour autant, et puis travailler pour nous-mêmes." Encore faut-il avoir une idée de métier. Elle arrive d'une façon inattendue : "Des problèmes de peau, dans l'utilisation de produits cosmétiques qui nous irritaient la peau plus qu'autre chose donc on cherchait d'autres solutions" dit Christophe.

D'où l'idée, pour eux-mêmes, de fabriquer leur propre savon. Il leur faut quand même cinq ans pour créer leur marque, Oppidum. Cinq ans à apprendre, à jongler avec deux agendas. Un métier technique, réglementé. Leur vie a radicalement changé. Ils font cinq mètres pour aller travailler, dans les dépendances de leur ferme. Mais cette nouvelle vie, elle n'a pu s'installer que parce que Christophe Fargier n'était pas seul : "C'est important parce qu'on se soutient. Il y a des moments de creux donc il y en a toujours un pour dire 'si, si, on va y arriver'. Je ne suis pas sûr que j'aurais fait cela seul."

Fabrication des savons artisanaux Oppidum.
Fabrication des savons artisanaux Oppidum. (JJ.OREILLER)