8h30 politique, France info

Affaire des assistants d'eurodéputés FN : "Ce ne sont pas les juges qui vont décider de qui sera candidat aux européennes"

Le député européen Rassemblement national, mis en examen dans l'affaire des emplois fictifs présumés au Parlement européen, affirme que la question des candidats aux prochaines élections européennes n'est pas encore tranchée.

Le député européen Rassemblement national Nicolas Bay, invité de franceinfo lundi 13 août.
Le député européen Rassemblement national Nicolas Bay, invité de franceinfo lundi 13 août. (FRANCEINFO)

"Ce ne sont pas les juges qui vont décider de qui sera candidat ou qui sera tête de liste aux élections européennes", estime lundi 13 août sur franceinfo Nicolas Bay, député européen Rassemblement national (RN, ex-Front national). L'élu, pressenti pour conduire la liste du RN aux prochaines élections européennes en 2019, est mis en examen dans l'affaire des assistants d'eurodéputés FN, tout comme Marine Le Pen. En tout, 14 mises en examen ont été prononcées dans ce dossier. "Cette question de tête de liste, on l'étudiera prochainement, mais il n'y a pas d'urgence", juge Nicolas Bay.

Le Rassemblement national saura le 26 septembre s'il reste privé de deux millions d'euros de financement public. Ils ont été saisis à titre conservatoire dans le cadre de cette enquête sur les emplois présumés fictifs au Parlement européen. Tout en se disant "prudent", Nicolas Bay affirme que le RN "pourra survivre".

L'espoir de "ne pas avoir recours à un plan social"

Le Rassemblement national dispose d'une dotation publique annuelle parce que "les Français l'ont décidé par leurs votes, dans les urnes, en juin 2017. Cette décision souveraine du peuple français ne peut pas être remise en cause unilatéralement, sans jugement, au mépris de la présomption d'innocence par deux magistrats dans leurs bureaux", insiste Nicolas Bay. Cette dotation permet notamment de payer les salaires des permanents du parti. "Nous espérons ne pas avoir recours à un plan social", déclare le député européen.

Selon les juges, le Rassemblement national ne serait pas en état de payer en cas de décision défavorable. "C'est un argument qui ne tient pas, puisque le Rassemblement national disposera de 4,5 millions chaque année pendant les cinq prochaines années. Donc évidemment qu'il sera en situation de payer s'il était condamné. Mais encore une fois je réfute, totalement et avec la plus grande fermeté, les accusations dont nous sommes l'objet."